Intelligence artificielle : L'équipe de Donald Trump réfléchirait à autoriser la vente des Nvidia H200 en Chine

Selon des sources proches du dossier interrogées par l'agence de presse américaine Bloomberg, des officiels gravitant autour du président américain ont mené des discussions sur ce sujet très sensible, alors que l'administration Trump mène une guerre commerciale à l'empire du Milieu.

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L'administration américaine est-elle en train de changer d'avis sur l'exportation des puces Nvidia dédiées à l'intelligence artificielle (IA) ? S'appuyant dans un article publié vendredi 21 novembre sur des sources proches du président des Etats-Unis, Donald Trump, l'agence de presse Bloomberg a rapporté que des discussions préliminaires sur la question avaient récemment été tenues en haut lieu. Elles visaient à "déterminer s'il convient d'autoriser Nvidia à vendre ses puces d'intelligence artificielle H200 à la Chine", explique le média.

Des puces moins puissantes que les Blackwell

L'entreprise la plus cotée au monde n'a en effet pas l'autorisation de vendre ses puces les plus avancées à des entreprises basées dans l'empire du Milieu, comme l'a confirmé début novembre Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche. Depuis le début du second mandat de Donald Trump, les Etats-Unis mènent une véritable guerre commerciale à la Chine de Xi Jinping, dans le cadre de laquelle des dossiers d'ordre technologique comme les activités de TikTok sur le sol américain sont des points de tension majeurs.

Le sort des puces H200, plus puissantes que la gamme H20 conçue spécifiquement pour le marché chinois, mais moins puissantes que les Blackwell, dont l'exportation en Chine a à ce stade été écartée, en est également un. D'après les informations de Bloomberg, les discussions préliminaires menées au sein de l'équipe du président américain n'ont pour l'heure pas mené à une décision définitive et il se pourrait qu'elles ne se concrétisent pas.

Le fruit du lobbying de Jensen Huang ?

Mais le simple fait que de telles échanges internes puissent avoir lieu pourrait être interprété comme un signe d'apaisement des tensions commerciales sino-américaines. Toujours selon les sources proches du dossier interrogées par Bloomberg, la vente de H200 est considérée comme "moins radicale" que la vente de puces Blackwell et est donc vue comme "un compromis". Une idée qui semble avoir convaincu les investisseurs, puisque l'action Nvidia avait gagné jusqu'à 2% après la publication de l'article, vendredi.

S'il n'a pas réagi publiquement à cette information, Jensen Huang, le patron du géant des semi-conducteurs, devrait être ravi. Ces derniers mois, il a multiplié les efforts de lobbying, aux Etats-Unis et en Chine, afin d'obtenir l'autorisation de vendre à nouveau ses produits sur le sol chinois. Dernièrement, le milliardaire avait déclaré que l'empire du Milieu allait "gagner la course à l'intelligence artificielle", comme pour faire pression sur l'administration Trump.

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