L'Organisation des nations unies (ONU) tire la sonnette d'alarme. Dans une étude parue le 20 mai et menée conjointement par l'Organisation internationale du travail (OIT) et l'Institut national de recherche (NASK) de Pologne, elle alerte sur les menaces que fait peser le développement à grande échelle de l'intelligence artificielle (IA) générative sur l'emploi. Et en particulier sur l'emploi des femmes.
D'après les résultats de cette vaste recherche, un travailleur sur quatre exerce une profession exposée à cette technologie. Et les postes occupés par des femmes le sont davantage (4,7% de l'ensemble des emplois féminins) que ceux occupés par des hommes (2,4% de l'ensemble des emplois masculins). Un écart qui s'accentue (9,6 % pour les femmes contre 3,5 % pour les hommes) dans les pays avec les revenus les plus élevés.
"Une base pour le dialogue social"
Comme le relève le magazine américain Fortune, l'étude de l'OIT et du NASK pointe du doigt le fait que les emplois administratifs et de bureau sont les plus exposés au développement de l'IA générative. Cela pourrait expliquer en partie pourquoi les employées sont davantage menacées que leurs collègues masculins, les postes de secrétaires ou d'assistants étant, d'après de nombreuses statistiques, souvent occupés par des femmes.
Les auteurs de l'étude espèrent que cette dernière constituera "une base pour le dialogue social et des réponses politiques ciblées afin de gérer la transition" et permettra d'"identifier les domaines dans lesquels l'IA générative est susceptible d'avoir le plus grand impact, afin que les pays puissent mieux se préparer et protéger les travailleurs".


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