"Le supercalculateur exaflopique Jules Verne apportera des modèles de grande précision aux bureaux d'études", Nicolas Lardjane, CEA

Nicolas Lardjane, responsable du TGCC au sein du CEA, fait le point sur le développement du supercalculateur exaflopique Jules Verne, qui doit entrer en activité à horizon 2026. L'un de ses avantages déterminants sera la réduction du temps de calcul, passant d'une échelle de mois à celle de jours.

Nicolas Lardjane
Nicolas Lardjane

A l'occasion du Forum Teratec 2024, Nicolas Lardjane, responsable du TGCC au sein du CEA, est revenu sur les ambitions portées par le supercalculateur Jules Verne, qui doit passer la barrière de l'exaflops (un milliard de milliards d'opérations en virgule flottante par seconde) et prendra la suite de la machine Joliot-Curie.

Il servira de grands projets scientifiques et industriels et permettra à l'Europe de rester dans la course au calcul face à l'Amérique du Nord et à l'Asie. Le bénéfice premier de cette capacité de calcul sera l'accélération du traitement, passant de plusieurs mois à seulement quelques jours tout en améliorant la qualité des modèles. Pour Nicolas Lardjane, cela rendra notamment possible l'utilisation de modèles de grande précision dans les bureaux d'études, augmentant la qualité des simulations qui s'y effectuent.

Cela permettra également d'entraîner de grands modèles de langage ouverts, à l'instar de Bloom, afin d'apporter une alternative aux solutions des acteurs privés qui reposent sur les infrastructures des grands fournisseurs de cloud américains.

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