Nouvelle plainte d'auteurs contre OpenAI et Microsoft pour violation de la propriété intellectuelle

OpenAI se trouve de nouveau attaqué en justice pour avoir utilisé des ouvrages littéraire afin d'entraîner ses modèles d'IA sans le consentement de leurs auteurs. Pour la première, Microsoft est également nommé dans la plainte.

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OpenAI n'aura pas eu le temps de se remettre de sa lutte de pouvoir interne de ces cinq derniers jours qu'il se voit confronté à un nouveau procès de la part d'auteurs. Il s'agit cette fois d'un groupe d'auteurs de littérature non-fictionnelle (qui englobe le travail documentaire et journalistique, les publications scientifiques, les essais, les analyses politiques et sociologiques, etc.) dont le plaignant en chef est Julian Sancton, à l'origine du bestseller "Cauchemar en Antarctique: Le voyage de la Belgica dans la nuit polaire".

ChatGPT aurait confirmé que son ouvrage a été utilisé pour son entraînement, d'après la plainte déposée par le cabinet d'avocats Susman Godfrey LLP. Si ce n'est pas la première procédure du genre à viser OpenAI, celle-ci se démarque car elle nomme Microsoft comme codéfendant. Ce dernier est un partenaire stratégique de la start-up, lui fournissant son infrastructure de calcul en plus d'être son plus gros investisseurs (avec une dizaine de milliards de dollars engagés). Il perçoit aussi la majeure partie des profits que réalise la start-up.

Un nombre croissant de plaintes en justice

L'utilisation d'ouvrages sans le consentement de leurs auteurs – et donc la violation de la propriété intellectuelle – est un sujet majeur entourant l'explosion de la popularité des grands modèles de langage comme GPT-4. Comme le note Forbes, OpenAI a affirmé par le passé que les contenus générés par ses modèles ne constituent pas précisément des produits dérivés et donc ne sont pas soumis au copyright. Microsoft, de son côté, est suffisant confiant dans la technologie pour promettre aux clients utilisateurs de ses propres modèles (basés sur GPT) de les défendre en justice contre des accusations de violation de la propriété intellectuelle.

En septembre, une autre coalition d'auteurs menés par l'écrivain américain George R. R. Martin, connu pour sa saga "Le trône de fer", adaptée en la série télévisée Game of Thrones, s'était déjà pourvue en justice à New York. En parallèle, Michael Chabon (prix Pulitzer), le dramaturge David Henry Hwang et d'autres auteurs de renom en avaient fait de même. Plus tôt dans l'année, c'était l'humoriste Sarah Silverman qui avait démarré la danse.

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