Symbole de son entrée dans la cour des grands, OpenAI a tenu lundi 6 novembre à San Francisco sa première conférence de développeurs. L’occasion pour Sam Altman, son fondateur et patron, de se féliciter du succès de son robot conversationnel ChatGPT. Et aussi d’annoncer une série de nouvelles fonctionnalités.
Version "turbo"
Près d’un an après son lancement en fanfare, coup d’envoi de l’euphorie autour de l’intelligence artificielle générale, ChatGPT compte plus de 100 millions d’utilisateurs actifs par semaine, selon Sam Altman. C’est la première fois que la start-up partage un chiffre d’audience. OpenAI assure aussi que plus de deux millions de développeurs utilisent ses API pour intégrer ses modèles d’IA à leurs applications. Cela concerne notamment 92% des 500 plus grandes entreprises américaines.
Pour garder une longueur d’avance sur la concurrence, OpenAI a dévoilé une version “turbo” de GPT-4, son dernier grand modèle de langage lancé en mars. Au-delà d’une puissance accrue, celle-ci doit surtout permettre d’abaisser les coûts d'inférence, un défi majeur pour ne pas pénaliser l’adoption de l’IA générative. L’utilisation de l’API de cette version coûtera ainsi trois fois moins cher aux entreprises clientes.
Boutique de chatbots
OpenAI a également annoncé l'arrivée d’un éditeur de robot conversationnel, permettant aux entreprises ou aux particuliers (qui ont souscrit à l’abonnement payant) de créer facilement des déclinaisons de ChatGPT, conçues pour une utilisation précise. Celles-ci seront accessibles depuis une nouvelle boutique de chatbots personnalisés. La start-up promet, sans donner de détails, de partager une partie des recettes générées par ces versions de ChatGPT avec leurs créateurs.
Autre annonce : une nouvelle API permettant aux développeurs de créer des assistants dopés à l’IA générative. Ces “agents IA” pourront être ajoutés dans leurs applications ou logiciels pour effectuer des tâches spécifiques, comme "un assistant de codage, un planificateur de vacances, un DJ contrôlé par la voix”, liste OpenAI.
Protection juridique
Par ailleurs, la société s’est aussi engagée, comme d’autres acteurs du secteur, à couvrir les frais juridiques des clients de son offre entreprise ou de ses API liées à ChatGPT et à son générateur d'images Dall-E, contre d'éventuelles poursuites pour violation du droit d’auteur. La crainte de procès représente un frein majeur pour l’adoption de l’IA. OpenAI est elle-même ciblée par de nombreuses plaintes.


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