En janvier, OpenAI a levé dix milliards de dollars auprès de Microsoft, profitant des débuts en fanfare de son robot conversationnel ChatGPT. Une opération record qui ne représente pourtant qu’une étape, souligne Sam Altman, le fondateur et patron de la start-up américaine. Celui-ci espère en effet récolter "beaucoup plus" de capitaux auprès du géant de Redmond.
Besoin de 100 milliards de dollars ?
"Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir et beaucoup de puissance de calcul à bâtir pour atteindre l’intelligence artificielle générale”, explique-t-il dans un entretien accordé au Financial Times. Cela réclame d’importantes ressources financières car “les coûts d'entraînement sont tout simplement énormes”, note-t-il.
Face à ces dépenses élevées, auxquelles s’ajoutent les salaires élevés des chercheurs en IA, Sam Altman avait déjà estimé que sa société allait devenir “la start-up la plus gourmande en capital de l’histoire de la Silicon Valley”. Selon lui, elle devra lever 100 milliards de dollars au cours des prochaines années pour atteindre son objectif : développer une IA générale, capable d’apprendre et de réaliser n’importe quelle tâche.
Pour le moment, OpenAI s’est principalement financé auprès de Microsoft, qui a injecté 11 milliards en tout depuis 2019, soit en liquide, soit par l'intermédiaire de crédits cloud, pouvant être dépensés sur la plateforme de cloud Azure. Mais Sam Altman n’exclut pas de faire appel à d’autres investisseurs.
Bond du chiffre d'affaires
Le patron de la start-up assure que le partenariat avec le concepteur de Windows “fonctionne très bien”, même si les entreprises proposent des solutions d’IA concurrentes pour les entreprises. La semaine dernière, Satya Nadella, le patron de Microsoft, est intervenu lors de la première conférence de développeurs organisée par OpenAI.
Selon le site The Information, OpenAI réalise désormais plus de 100 millions de dollars de chiffre d’affaires par mois, principalement grâce à son offre payante ChatGPT Plus. Le reste provient des frais liés à l’utilisation de ses API, qui permettent aux développeurs d’ajouter des fonctionnalités d’IA générative à leurs applications. La société n’est cependant pas encore rentable, reconnaît son patron. L’an passé, elle a perdu plus de 500 millions de dollars.


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