À l'occasion du Salon international de l'automobile de Shanghai, qui se tient jusqu'au 2 mai, Pony.ai, société spécialisée dans le développement de technologies de conduite autonome, a dévoilé son dernier système. Fondée en 2016 par d'anciens développeurs de Baidu, l'entreprise située à la fois à Guangzhou (Chine) et à Fremont (États-Unis) exploite plus de 300 taxis autonomes répartis dans les villes chinoises de Pékin, Shanghai, Shenzhen et Guangzhou. Elle revendiquait avoir franchi en mars le cap des 5 millions de kilomètres parcourus sans conducteur.
Un déploiement initial de 1000 taxis autonomes Toyota bZ4X
Ce dernier système comprend six types de capteurs différents, dont 14 caméras, 9 Lidar, 4 radars à ondes millimétriques et 4 entrées audio. Pony.ai promet une réduction des coûts d'assemblage de 70% par rapport au précédent système (inauguré début 2022), une réduction de 80% des coûts de calcul et de 68% du coût de ses Lidar à semi-conducteurs. L'architecture modulaire de la plateforme permet une adoption sur de nombreux modèles, y compris sur ses 200 camions autonomes fabriqués en partenariat avec le constructeur Sany.
Trois modèles sont d'ores et déjà équipés de cette technologie, à commencer par le taxi autonome Toyota bZ4X. Pour accélérer le développement de ses systèmes, Pony.ai a inauguré en avril dernier une coentreprise avec Toyota et GAC (Guangzhou Automobile), comprenant un investissement total d'un milliard de yuans (120 millions d'euros). Le bZ4X est le premier taxi entièrement autonome issu de cette coentreprise, pour lequel Pony.ai prévoit une production en série mi-2025 avec un déploiement initial de 1000 taxis autonomes.
Des tests menés en Californie… sans lancement commercial prévu
La berline électrique Arcfox Alpha T5, fabriquée par le constructeur BAIC (Beijing Automotive) et le SUV GAC Aion V seront également équipés du système de conduite autonome de 7e génération de Pony.ai. Dans un entretien accordé début mars au Wall Street Journal, James Peng, CEO et cofondateur de Pony.ai, a affirmé vouloir déployer plus de 10 000 taxis autonomes en circulation à horizon 2028.
L'entreprise sino-américaine a en outre assuré que ses véhicules étaient 20 à 30% moins chers à fabriquer que ceux de Waymo, la filiale d'Alphabet numéro 1 de la conduite autonome aux États-Unis. Waymo dispose d'une flotte de 700 véhicules circulant à San Francisco, Los Angeles, Phoenix et Austin. Pony.ai pourrait être en mesure de concurrencer Waymo… à condition de se lancer commercialement au pays de l'Oncle Sam. La société, entrée en Bourse aux États-Unis en novembre dernier, avait vu son permis de test en Californie révoqué fin 2021 après un accident sur un séparateur central. Les essais ont été à nouveau autorisés un an plus tard.
Le Luxembourg, laboratoire européen de Pony.ai
En dehors des États-Unis, c'est en Europe que Pony.ai espère s'étendre. La société a annoncé au début du mois avoir obtenu l'autorisation du ministère luxembourgeois de la Mobilité et des Travaux publics pour des tests de taxis autonome de niveau 4. Trois véhicules circuleront dans un premier temps sur la commune de Lenningen, à 10 kilomètres à l'est de Luxembourg-ville. Pony.ai prévoit également d'ouvrir un centre européen de R&D dans le Grand-duché.


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