Depuis le début de l'année, Uber s'est lancé dans une opération reconquête de ses 20 000 chauffeurs français. Le géant américain veut démontrer qu'il est davantage à l'écoute des besoins de ses partenaires chauffeurs. Cette amélioration de la "driver experience" (que l'on retrouve aussi aux Etats-Unis à travers l'opération "180 days of change", lancée en juin 2017) passe d'abord par un mea culpa. "On reconnaît le fait qu'on est allé extrêmement vite au début et qu'on a fait des erreurs. On ne dit surtout pas qu'on va ne plus jamais en faire. On va continuer à avancer mais avec les chauffeurs, en les écoutant, en les aidant, en échangeant. On a mis des moyens financiers, techniques, opérationnels depuis le début d'année pour y parvenir ", explique Steve Salom, general manager France, à L'Usine Digitale.
Uber dit avoir investi plus de 2 millions d'euros en 2017 dans un dispositif d'accompagnement des chauffeurs en difficulté. Il vient de signer un partenariat avec l'Adie (Association pour le droit à l'initiative économique) pour proposer des solutions de financement aux chauffeurs (micro-crédit, prêts à taux zéro).
Les pourboires arrivent en France
Des nouveautés produits doivent aussi aider les chauffeurs à faire grimper leur chiffre d'affaires. Après les Etats-Unis, un système de pourboires va être intégré à la version française de l'application. Le lancement de cette fonctionnalité en juin 2017 aux Etats-Unis a été plébiscité. En deux mois, 50 millions de dollars ont été versés par les clients dans les trois villes où la fonctionnalité a été activée. Il faudra voir si les clients français, moins habitués au système de pourboires, seront aussi généreux que les passagers américains.
Un outil d'évaluation du CA créé par les équipes françaises
D'autres nouveautés seront spécifiques à la France, comme la mise en place d'un outil mobile permettant aux chauffeurs d'obtenir en temps réel une estimation de leur chiffre d'affaires mensuel. C'est un logiciel développé en interne par les équipes d'Uber France, qui pourrait être repris sur d'autres marchés. Uber France explique d'ailleurs que son nouveau processus de "désactivation" des chauffeurs (instaurant une commission à laquelle participent des représentants des chauffeurs) pourrait faire des émules dans d'autres pays.
Un nouveau centre d'accueil pour les chauffeurs va enfin être créé début 2018 dans le quartier Montparnasse à Paris, ainsi que des relais en régions à Lille, Nantes, Lyon, Bordeaux, Nice, Marseille et Toulouse.


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