C’est une avancée peut-être majeure pour le projet RISC-V. Mardi 17 octobre, Qualcomm a officialisé un partenariat avec Google afin de concevoir un SoC (système sur puce) Snapdragon basé sur cette architecture concurrente d’ARM. Il pourrait s'agir de la première puce RISC-V produite à très grande échelle.
Cette puce sera dédiée aux prochaines générations de produits tournant sous WearOS, le système d’exploitation de Google pour les wearables, en particulier pour les montres connectées, comme celles de Samsung. Aucune date de commercialisation n’a été communiquée.
Modèle économique
Conçue au sein de l’université américaine de Berkeley à partir de 2010, RISC-V est une architecture de jeu d'instructions, élément central dans le design de certains semi-conducteurs. Le marché est dominé par le groupe britannique Arm, utilisé par l’immense majorité des smartphones vendus dans le monde. Et qui gagne rapidement du terrain dans les data centers et l’automobile.
Au-delà de ses caractéristiques techniques, RISC-V se distingue surtout de l'architecture ARM par son modèle économique. L'utilisation de l’architecture est en effet gratuite alors que son rival facture des royalties aux fabricants de puces. L’intérêt du secteur est grandissant, notamment parce qu’Arm réfléchit à adopter un nouveau modèle économique qui lui permettrait de capter une plus grande part de la chaîne de valeur.
Qualcomm au soutien de RSIC-V
Ces derniers mois, plusieurs grands noms ont ainsi affirmé leur soutien à RISC-V, comme Intel, Samsung, Nvidia ou encore Google. Et Apple testerait aussi l'architecture, selon SemiAnalysis, newsletter de référence du secteur. En été, cinq fabricants de semi-conducteurs, dont Qualcomm, ont fondé une coentreprise dont le but sera d'accélérer l’adoption de RISC-V.
Membre fondateur de l’organisation chargée de son développement, Qualcomm est l’un des plus fervents supporters de cette architecture. Comme les autres, le géant des processeurs mobiles espère sortir de sa situation de dépendance envers Arm. D’autant plus que la société britannique l’accuse d’avoir mis la main illégalement sur des licences détenues par Nuvia, une société rachetée par Qualcomm. Un procès doit se tenir dans un an.


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