La Délégation au numérique en santé (DNS), l'Agence du numérique en santé (ANS) et la Caisse nationale de l'Assurance maladie (Cnam) ont le 21 septembre dressé le bilan de la vague 1 du Ségur du numérique en santé. Lancé en 2021, ce programme vise à généraliser le partage fluide et sécurisé des données de santé entre professionnels et usagers. Il est financé par un investissement de deux milliards d'euros.
Supprimer les logiciels non sécurisés
La vague 1 était centré sur l'alimentation de Mon espacé santé, un service public de stockage et de collecte des données de santé via un carnet de santé numérique dont chaque Français bénéficie. Pour collecter correctement les informations de chaque patient, les établissements médico-sanitaires devaient se doter de logiciels répondant à un cahier des charges. L'un des objectifs est d'éviter le recours à des services non sécurisés, comme les messageries grand public.
Le 20 septembre marquait ainsi la date limite pour l'installation des mises à jour logiciels par les éditeurs référencés par l'ANS. La vague 1 concernait les hôpitaux, la médecine de ville, l'imagerie et la biologie.
Plus de 99% des mises à jour prévues déployées
Le bilan de cette première étape est positif : plus de 99% des mises à jour prévues ont été déployées sur le terrain, révèlent la DNS, l'ANS et la Cnam. "Une masse critique d'établissements et de professionnels de santé disposent désormais de logiciels permettant, à chaque épisode de soins, d'alimenter le profil Mon espace santé du patient, et d'envoyer les informations pertinentes aux correspondants de santé par messagerie sécurisée", notent les partenaires. Aujourd'hui, les professionnels de santé envoient plus de 12 millions de documents chaque mois vers Mon espace santé.
Des améliorations doivent tout de même être apportées, notamment pour la médecine de ville où "certaines difficultés" ont été constatées. Une équipe dédiée, baptisée "Sentinelle", a été mise en place pour analyser les freins à l'usage des services numériques et mettre en place, en lien avec les éditeurs, les actions correctives.
9,5 millions d'usagers utilisent Mon espace santé
Côté patient, après le flop du Dossier médical partagé (DMP), Mon espace santé semble davantage convaincre les usagers. En un an, près de 9,5 millions d'usagers utilisent ce service, avec plus de 200 000 nouvelles activations tous les mois. Précision importante : en cas d'absence d'activation du compte ou d'opposition dans un délai de 6 semaines à compter de la réception du courrier, un profil a été automatiquement créé.
C'est désormais à la vague 2 de se mettre en place. Elle étendra le périmètre des logiciels concernés, avec des dispositifs dédiés aux logiciels des sages-femmes, des chirurgiens-dentistes et des paramédicaux.


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