Le français SiPearl connu pour ses microprocesseurs haute performance et basse consommation pour le supercalcul et l’IA, annonce aujourd’hui boucler sa série A avec une troisième et dernière tranche de financement de 32 millions d'euros, portant le montant total levé à 130 millions d'euros.
Cette dernière tranche a été souscrite par deux investisseurs existants, l'European Innovation Council Fund, dirigé par l'organe européen du même nom, et l'Etat, via French Tech Souveraineté, qui s'inscrit dans le cadre de France 2030, piloté par le secrétariat général pour l'investissement. Un nouvel investisseur s'ajoute à la liste : la société taïwanaise d'investissement Cathay Venture.
Outre les actionnaires cités plus tôt, l'entreprise compte également parmi ses actionnaires son CEO-fondateur, mais aussi Arm, Atos (via sa branche Eviden), ainsi qu’un syndicat bancaire piloté par la Caisse d'Epargne Rhône-Alpes.
Passer la phase d'industrialisation de son microprocesseur
Ces fonds seront dédiés à l'accompagnement de la phase d'industrialisation de Rhea1, premier microprocesseur développé par la start-up. En outre, SiPearl prévoit également d’accélérer les activités de R&D pour le lancement de microprocesseurs de dernière génération qui répondront aux besoins de calcul haute performance (HPC) et de nouveaux segments de marché comme les centres de données, l’IA et les entreprises, avant le lancement de la série B d’ici quelques semaines.
Achevé il y a quelques semaines, Rhea 1 s'appuie sur 80 cœurs Arm Neoverse V1 et est composé de plus de 61 milliards de transistors. Sa production a été confiée au fondeur TSMC et les premiers échantillons de Rhea1 devraient être disponibles début 2026. Le microprocesseur est pris en charge par une large gamme de compilateurs, de bibliothèques et d'outils, allant des langages de programmation traditionnels comme C/C++, GO et RUST aux frameworks d'IA modernes comme TensorFlow et PyTorch.
Une place toute trouvée sur le marché européen
Ce microprocesseur a d'ores et déjà su trouver sa place sur le marché européen. Il équipera le cluster microprocesseur de Jupiter, l'un des supercalculateurs exascale d’Europe détenu par le consortium EuroHPC et exploité par Forschungszentrum Jülich (Allemagne). Rhea1 est également au coeur de projets collaboratifs européens comme Aero, OpenCUBE, Higher et Riser, qui ont pour objectif de donner naissance à un cloud européen souverain.
Par la suite, il pourrait s'exporter facilement, étant aussi bien adapté aux charges de travail du calcul haute performance (HPC) traditionnelles, son marché cible initial, qu'aux charges de travail d'inférence d’IA, promet SiPearl.


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