Stellantis s'allie à dSPACE pour intégrer plus rapidement des logiciels dans ses véhicules

Les deux sociétés ont conclu un accord non-contraignant permettant d'intégrer la solution de tests de fonctions logicielles de dSPACE dans la plateforme de développement cloud de Stellantis. À la clé, la livraison plus rapide de nouveaux logiciels de véhicules, réduisant ainsi les délais de mise sur le marché.

dSPACE SDV vehicles
dSPACE SDV vehicles

Stellantis accélère dans sa stratégie de développement de “software defined vehicles” (véhicules définis par logiciel). La multinationale automobile a annoncé le 7 janvier avoir signé un protocole d'accord non-contraignant – ou mémorandum d'entente – avec la société allemande dSPACE, spécialisée dans les technologies de simulation et de validation pour les véhicules connectés, autonomes et électriques.

Simulation numérique de l'intégralité d'un logiciel embarqué

Dans le cadre de ce partenariat, dSPACE mettra sa solution “Veos”, dédiées aux tests “software-in-the-loop” (SIL), à disposition des ingénieurs de Stellantis. La méthode de tests SIL donne la possibilité de simuler numériquement l'intégralité du fonctionnement du logiciel d'un système embarqué, y compris sur la partie matérielle. dSPACE affirme sur son site que sa solution “Veos” peut prendre en charge de nombreux modèles différents, comme les modèles de fonctions, de véhicules et de systèmes de bus.

Les outils de dSPACE seront intégrés dans le framework de développement cloud de Stellantis, le “Virtual Engineering Workbench” (VEW). Créé avec Amazon Web Services, cette plateforme permet de développer, intégrer et tester des logiciels de véhicules dans le cloud. En janvier 2024, Stellantis a mis au point avec l'aide d'AWS et de la division QNX de BlackBerry un “cockpit virtuel”, diminuant par 100 la durée des cycles de développement logiciels. Stellantis revendique 3800 utilisateurs uniques quotidiens sur cet outil.

Trois plateformes ouvertes progressivement déployées

Avec cet accord, Stellantis entend fournir encore plus rapidement des logiciels dans ses véhicules Alfa Romeo, Citroën, Fiat, Jeep, Opel ou encore Peugeot. Pour l'heure, la plateforme VEW permet de tester des logiciels jusqu'à un an avant que le matériel ne soit disponible. 80 à 85% des tests sont effectués sur des solutions SIL avec des techniques de tests et d'intégration en continu. Il est alors possible de livrer de nouveaux logiciels en moins de deux ans, accélérant le processus de mise sur le marché.

Le groupe automobile a conçu trois plateformes technologiques ouvertes, déployées progressivement et qui seront lancées dans certains véhicules dès cette année. La première, STLA Brain, est une architecture logicielle électrique/électronique permettant aux développeurs de créer et mettre à jour des fonctionnalités intelligentes “over-the-air”.

Stellantis vise les 20 millions d'euros de chiffre d'affaires sur les logiciels en 2030

La plateforme STLA SmartCockpit, quant à elle, se définit comme une “interface de nouvelle génération” offrant des services de navigation, d'assistance vocale, d'e-commerce et de paiement. Enfin, STLA AutoDrive, conçu avec BMW, proposera des systèmes avancés d'aide à la conduite (Adas) pour concevoir des véhicules autonomes de niveau 2, 2+ et 3 (ce dernier laissant la possibilité au conducteur de lâcher le volant). Après avoir passé la barre du milliard d'euros de revenus engendrés grâce aux logiciels l'année dernière, Stellantis espère atteindre les 20 milliards d'euros en 2030.   

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