Le groupe Scopelec, situé à Sorèze dans le département du Tarn, annonce ce 6 juillet un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui prévoit "plusieurs centaines de licenciements", auxquelles il faut ajouter les 1000 départs volontaires. Thomas Foppiani, le président du directoire, est aussi sur le départ. "Des démarches" ont été entamées pour trouver son successeur, précise la direction dans un communiqué.
Orange comme premier client
Scopelec emploie 3600 personnes en France réparties sur plusieurs sites en Normandie, Charente, Occitanie, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine notamment. Elle assure pour Orange – son premier client depuis sa création en 1973 – la pose de la fibre optique et l'entretien du réseau cuivre. Ces contrats de sous-traitance représentent 40% de son chiffre d'affaires, qui était de 475 millions d'euros en 2021.
Or, en novembre 2021, Scopelec a perdu 65% de ses contrats avec l'opérateur à l'issue d'un appel d'offres provoquant son placement en procédure de sauvegarde décidé par le tribunal de commerce de Lyon quelques mois plus tard. L'entreprise tarnaise a décidé d'entamer un bras de fer avec Orange pour rupture brutale dans la relation commerciale. "Cette assignation a pour objectif de faire respecter nos droits à un préavis utile et nos droits à un accompagnement, y compris financier, face aux préjudices subis. Il est normal qu'Orange assume ses responsabilités et indemnise ses manquements", expliquait Thomas Foppiani.
18 mois supplémentaires non suffisants
De son côté, l'accusé justifie cette situation par une baisse d'activité sur l'entretien du réseau cuivre et l'installation de la fibre. Il estimait également que les délais avaient été respectés et contestait "le bien-fondé de cette assignation". Finalement, en avril dernier, Scopelec réussit à obtenir 18 mois supplémentaires d'activités (jusqu'à mi-2023) à l'issue d'une réunion. "Ça va occuper 400 personnes sur les 1000 emplois menacés. Alors qu'il faut aider tout le monde à partir dignement", réagissait, Frédéric Mazars, délégué Force Ouvrière (FO) de Scopelec, interrogé par Franceinfo Occitanie.
La justice n'a pas donné raison à Scopelec. Il a été débouté en première instance puis par la cour d'appel de Paris le 22 juin.


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