"L'IA effectue 30 à 50% du travail chez Salesforce." L'affirmation semble osée, presque fantaisiste, mais elle a bel et bien été prononcée par Marc Benioff, patron de l'éditeur de logiciels californien, qui opère notamment la plateforme collaborative Slack. Il était l'invité, jeudi 26 juin, du podcast vidéo de Bloomberg, The Circuit with Emily Chang.
"Passer à un travail de plus grande valeur"
Parmi les domaines les plus affectés au sein de l'entreprise par cette arrivée en force de l'intelligence artificielle générative et agentique, Marc Benioff a notamment évoqué l'ingénierie logicielle et le service clientèle. "Nous devons tous nous faire à l'idée que l'IA peut faire des choses que nous faisions auparavant", a-il martelé.
Et de rappeler que selon lui, cette révolution technologique constitue une occasion de "passer à un travail de plus grande valeur", autrement dit de déléguer des tâches répétitives à des assistants d'IA afin de se concentrer, en tant qu'humains, à des activités plus enrichissantes et créatives.
Salesforce mise tout sur l'IA agentique
Un argument qui n'empêche pas Marc Benioff de revoir à la baisse les besoins en ressources humaines de Salesforce, l'entreprise ayant déclaré que l'utilisation de l'IA lui avait permis d'embaucher moins de personnes. Et ce malgré une intégration accélérée de cette technologie dans les services proposés par la société, ces derniers temps.
Plus tôt au mois de juin, Salesforce a en effet déployé la troisième version de sa plateforme Agentforce, qui repose comme son nom l'indique sur l'intelligence artificielle agentique. Son objectif : faire des agents d'IA une main-d’œuvre que l’on peut superviser, gouverner et faire évoluer aussi rigoureusement que des équipes humaines.


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