Acteur de l'imagerie médicale pour la radiologie numérique et l'ostéodensitométrie, DMS Group lancera "en mars la nouvelle plateforme logicielle ADAM, intégrant l'intelligence artificielle et renforçant la cybersécurité", affirme son président Samuel Sancerni.
La suite logicielle, active sur les tables télécommandées, sera déployée progressivement en 2024 et 2025 sur le reste de la gamme : tables de radiologie, équipements mobiles de radiologie, arceaux de bloc opératoire, y compris les produits de Solutions For Tomorrow (SFT), spécialiste suédois d' équipements radiologiques mobiles acquis en octobre 2023.
25% de l'effectif dédié à la R&D
"Nous avons développé une solution propriétaire. Chez nous, plus d'un quart de l'effectif est affecté à la recherche et développement", relève le dirigeant. Selon DMS, l'intelligence artificielle permet d'améliorer la prise en charge grâce à l’adaptation automatique des réglages en fonction du type d’examen et de la morphologie du patient. Faisant appel au deep learning, l'algorithme de traitement d'image améliore le rendu même d'images sous-exposées, d'où des doses de rayons plus faibles. Le diagnostic et la prédiction sont améliorés par l’extraction d’informations utiles à une pré-analyse.
"Il y a de moins en moins de radiologues, aussi ils pratiquent la télé-interprétation à distance et on va intégrer la brique logicielle de spécialistes de télé-interprétation", relève Samuel Sancerni. L'IA est une option payante, car c'est une "plus-value" et le modèle de prise en charge et de paiement de l'IA, avec coût à l'image, "est en train de se faire" chez les radiologues.
DMS Group met aussi en avant la cybersécurité : "Les hôpitaux cherchent à se protéger et il y a eu des exemples d'attaques via la maintenance d'équipements médicaux. Il ne faut pas que nos machines puissent servir d'entrée. Tout notre challenge est de garantir cette sécurité dans le temps en upgradant les systèmes qui sinon pourraient être vulnérables." DMS a adopté les consignes du département de la Défense américain, en scannant virtuellement ses machines tous les mois en quête de failles.
Forte croissance à l'horizon
Coté sur Euronext Growth-Paris, DMS Group a annoncé le 18 janvier un chiffre d'affaires consolidé 2023 de 42,2 millions d'euros, en hausse de 20% sur un an. Le groupe a confirmé un objectif de chiffre d'affaires de 70 millions d'euros en 2027 – le double de 2022 – avec un Ebitda de 14%. Fondé il y a quatre décennies, DMS Group réalise aujourd'hui 90% de son activité à l'export (trois-quarts en Europe et aux États-Unis) et a 140 distributeurs dans le monde.
Pour près de 60% de son activité, c'est un fournisseur en marque blanche d'acteurs tels Fujifilm Healthcare, Canon Medical Systems et Carestream Health. "Nous sommes la seule PME industrielle a avoir été invitée par l'Elysée à participer la semaine dernière à Davos, où nous avons rencontré l’écosystème HealthCare international au déjeuner organisé par Business France", note Samuel Sancerni. DMS Group a choisi de tout fabriquer à Gallargues-le-Montueux, au sud du Gard.
Ce sera aussi le cas à la fin de l'été des nouveaux mobiles de radiologie Onyx, adoptant une technologie de carbone nano tube. DMS Group, qui approche les 130 salariés, prévoit de monter à 140-150 dans les trois prochaines années. Il bénéficie d'une nouvelle usine depuis 2021, "suffisamment grande pour les trois à quatre prochaines années et il y a du foncier à côté pour nous agrandir, dans la zone dédiée à la santé Cap Gallargues".


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