Face à OpenAI, Elon Musk passe à la vitesse supérieure. Mardi 5 décembre, dans des documents envoyés à la Securities & Exchange Commission, le gendarme financier américain, sa nouvelle start-up xAI explique être sur le point de conclure une importante levée de fonds, d’un montant d’un milliard de dollars.
La société, officiellement créée en mars, a déjà recueilli 135 millions auprès d’investisseurs, dont l’identité n’est pas connue. Et elle explique avoir conclu un “accord contraignant et exécutoire” pour la cession des autres actions mises en vente, pour un montant de 865 millions.
Lancement de Grok
Ce tour de table intervient à peine un mois après le lancement de Grok, le premier robot conversationnel conçu par xAI. “À bien des égards, c’est le meilleur qui existe actuellement sur le marché”, promettait alors Elon Musk, mettant notamment en avant un “accès en temps réel” aux messages publiés sur X, l’ancien Twitter, ce qui lui permettrait de générer ses réponses à partir des toutes dernières informations.
Le chatbot répondrait aussi à des “questions brûlantes” que ses rivaux préfèrent ignorer. L’accès à Grok est pour le moment limité à un petit nombre d’utilisateurs aux États-Unis, abonnés à l’offre payante la plus chère de X.
Grok est alimenté par un grand modèle de langage baptisé Grok-1, conçu en deux mois sur les bases d’un premier prototype. La start-up ne communique pas sur le nombre de paramètres. Mais elle assure, comparaison à l’appui, qu’il dépasse “tous les autres modèles de sa classe”, y compris GPT-3.5, dans des tests de raisonnement et de mathématiques.
Milliers de GPU commandés
Grok-1 est cependant moins performant que GPT-4, la dernière version du grand modèle de langage développé par OpenAI, mais aussi que Palm 2 de Google et Claude-2 de la start-up américaine Anthropic, qui vient de lever des milliards de dollars supplémentaires. Mais ces modèles ont été entraînés avec "une quantité de données et de ressources de calcul significativement plus importantes”, explique xAI.
Avec xAI, Elon Musk assure vouloir lutter contre la politisation supposée des modèles d'intelligence artificielle générative, qui se ferait, selon lui, au détriment des idées de la droite américaine. Cet été, le milliardaire avait révélé l'identité des premiers employés : onze spécialistes, tous des hommes, de l’IA, débauchés chez Google et sa filiale DeepMind, chez OpenAI ou encore chez Microsoft.
Avec un milliard de dollars dans ses caisses, xAI va pouvoir recruter davantage. Et surtout payer les milliers de processeurs graphiques (GPU) qu’elle a commandés auprès de Nvidia, pour un investissement de plusieurs centaines de millions de dollars. Cela doit lui permettre d'entraîner, puis de faire tourner, des modèles d’IA encore plus puissants.


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