Mise à jour le 10 décembre 2024 : EuroHPC confirme la sélection des sites qui hébergeront les premières usines d'IA européennes et qui seront déployées l'année prochaine à travers l'Europe : en Finlande, en Allemagne, en Grèce, en Italie, au Luxembourg, en Espagne et en Suède. Il s'agit des sept pays qui s'étaient proposés courant novembre.
Cinq des sites d’hébergement sélectionnés déploieront de nouveaux supercalculateurs optimisés pour l’IA en Finlande (LUMI que nous avons visité récemment), en Allemagne (HammerHAI), en Italie (IT4LIA), au Luxembourg (L-AI Factory) et en Suède (Mimer). Parallèlement, l’usine d’IA en Espagne résultera de la mise à niveau du système MareNostrum 5. La Grèce, quant à elle, établira et exploitera une usine d’IA associée au supercalculateur Daedalus, actuellement en cours de déploiement dans le pays.
Article original : L'Europe cherche sa voie en matière de souveraineté technologique. Bonne élève, elle regarde avec attention ce qui se trame outre-Atlantique et essaie de reproduire à sa petite échelle ce qu'elle observe. Ainsi, face à la montée en puissance de l'IA, elle s'est rendue compte d'un besoin essentiel pour que les entreprises et chercheurs des 27 Etats membres puissent plancher sur le développement de solutions basées sur l'IA : la puissance de calcul est la clé. C'est dans ce contexte qu'en septembre dernier, la Commission européenne a lancé un appel à la création d'usines d'IA. Aujourd'hui, elle annonce avoir reçu sept propositions pour ces fameuses "AI Factories".
Les propositions ont été soumises auprès de l'entreprise commune EuroHPC, qui gère l'appel d’offres publié. "Ces fabriques d'IA créeront un écosystème européen propice à l'entraînement de modèles d'IA avancés et au développement de solutions d'IA. Elles s'articuleront autour du réseau de superordinateurs européens de calcul à haute performance (HPC) et répondront aux critères de la réussite en matière d'IA : puissance de calcul, données et talents", assure Bruxelles.
15 Etats membres se mobilisent
Ces initiatives ont été soumises par la Finlande (avec la participation de la République Tchèque, du Danemark, de l'Estonie, de la Norvège et de la Pologne), le Luxembourg, la Suède, l'Allemagne, l'Italie (avec la participation de l'Autriche et de la Slovénie) et la Grèce. En outre, une proposition de l'Espagne avec la participation du Portugal, de la Roumanie et de la Turquie a été soumise. La prochaine étape consistera à évaluer la faisabilité de ces projets. EuroHPC prévoit d'annoncer la sélection des premières usines d'IA en décembre prochain et de les lancer peu après.
En parallèle, Chypre et la Slovénie ont fait part de leur intérêt pour rejoindre ou créer une usine d'IA à un stade ultérieur. La prochaine date limite pour les propositions ultérieures est le 1er février 2025. Si l'UE entrevoit un avenir où elle peut se mesurer aux infrastructures que possèdent les Etats-Unis, il n'en reste pas moins que la machine administrative européenne reste lourde. Elle devra donc conjuguer avec. En attendant, le pays de l'oncle Sam garde une belle longueur d'avance en matière de soutien aux entreprises et à la communauté scientifique pour le développement d'applications d'intelligence artificielle.


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