Microsoft continue de tailler dans sa main-d'œuvre. Lundi 1er septembre, la filiale française de la firme de Redmond a annoncé à la presse son intention de supprimer 10% de ses effectifs dans l'Hexagone, soit environ 200 emplois, confirmant ainsi une information du site d'investigation L'Informé. Citant une source syndicale, le média révélait que le géant de la technologie, engagé à corps perdu dans une course mondiale à l'intelligence artificielle et à la puissance de calcul, prévoyait de mettre en place une procédure de rupture conventionnelle collective (RCC) pour ses salariés français.
Un accord valable jusqu'à la fin octobre
Tout a depuis été confirmé par Microsoft France, qui assure avoir signé un accord de RCC avec l'ensemble des organisations syndicales représentatives du personnel. Permettant pour celles et ceux qui acceptent de quitter le navire de percevoir des indemnités calculées selon l'ancienneté dans l'entreprise, ce plan de départ sera activé dans les prochains jours, sur la base du volontariat. In fine, les employés ont jusqu'à la fin du mois d'octobre pour se manifester auprès de leur direction, soit moins de cinq mois après les premières négociations sur le sujet, avec les forces syndicales.
"Nous ajustons nos effectifs afin de répondre aux exigences prévisionnelles stratégiques et business, améliorer l'efficacité opérationnelle tout en positionnant l'entreprise pour une croissance à long terme", a justifié Microsoft France dans un communiqué paru lundi. La branche française est pourtant loin d'être en mauvaise santé économique. Fin juillet, à l'occasion de la présentation de ses résultats trimestriels, elle a même franchi un seuil symbolique, celui des 100 milliards de dollars de bénéfice net sur un exercice comptable.
Un récent historique de licenciements
Cette décision de Microsoft France s'inscrit dans la continuité d'un vaste effort de dégraissage de l'entreprise à l'échelle mondiale. En mai, la firme de Redmond avait annoncé le licenciement de 3% de ses effectifs, soit 6 000 personnes, et avait une fois de plus argué qu'il s'agissait de "réduire les niveaux hiérarchiques" afin de "positionner au mieux l’entreprise pour réussir sur un marché dynamique". Deux mois plus tard, rebelote, avec cette fois 9 000 travailleurs congédiés et un argumentaire inchangé, vantant l'opportunité d'"augmenter l’agilité et l’efficacité" et de "nous permettre de nous concentrer sur des domaines de croissance stratégiques".
Il est probable que les quelque 200 postes supprimés en France annoncés lundi fassent partie de cette dernière vague. Et ce n'est pas la première fois que le siège d'Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, est touché. Déjà en 2023, alors que Microsoft avait fait part de sa volonté de sabrer quelque 11 000 emplois au cours de l'année, une rupture conventionnelle collective avait été proposée à un dixième des salariés.


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