Comment se porte IBM à l'ère de l'intelligence artificielle (IA) ? Pas si bien, si l'on en croit son annonce du 4 octobre 2025. La firme américaine a fait savoir qu'elle supprimerait d'ici à la fin de l'année 2025 plusieurs milliers d'emplois. Elle n'a pas précisé combien de ses quelque 270 000 salariés seraient concernés par ce dégraissage, lequel sera toutefois limité à "un faible pourcentage à un chiffre" de sa main d'œuvre mondiale, a-t-elle assuré.
"Rééquilibrage" des effectifs
"La stratégie d'IBM en matière de main-d'œuvre consiste à disposer de personnes adéquates, dotées des compétences nécessaires pour répondre aux besoins de nos clients, a déclaré un porte-parole, cité par le Wall Street Journal. Nous examinons régulièrement notre main-d'œuvre sous cet angle et procédons parfois à des rééquilibrages en conséquence." Auprès de la chaîne CNBC, un porte-parole a dit prévoir que l'effectif américain de l'entreprise "restera stable d'une année sur l'autre".
IBM a-t-il recruté trop vite cette année ? S'apprête-t-il à congédier surtout en dehors des Etats-Unis ? Depuis son siège d'Armonk, dans l'Etat de New York, le géant de l'informatique n'a pas donné plus de détails concernant ses projets de licenciements. Pourtant, sa santé financière ne laissait pas présager, au troisième trimestre de son exercice fiscal, une telle décision. En octobre, l'entreprise avait en effet enregistré une hausse de son chiffre d'affaires, grâce notamment à une croissance de son activité de conseil.
Remplacer des humains par l'IA ?
Ces suppressions de postes s'inscrivent toutefois dans un contexte particulier, celui de l'avènement de l'IA, qui justifie dans certaines grandes firmes technologiques comme Amazon de licencier des milliers d'employés de bureau. D'ailleurs, le directeur général d'IBM, Arvind Krishna, a récemment déclaré avoir utilisé l'IA, notamment agentique, pour remplacer le travail de plusieurs centaines d'employés des ressources humaines, ce qui lui a permis d'embaucher davantage de programmeurs et de commerciaux.
"On peut facilement imaginer que 30% [des emplois dans les fonctions support] pourraient être remplacés par l’IA et l’automatisation au cours des cinq prochaines années", avait-il aussi anticipé, en 2023. Son objectif : se concentrer avant tout sur le quantique, secteur hautement stratégique dans lequel l'entreprise tutoie Google et Microsoft. En juin dernier, elle a fait part de son intention de construire "Quantum Starling", un ordinateur quantique à grande échelle et tolérant aux pannes, qui devra être opérationnel en 2029.


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