Cet été, en pleine tempête, Patrick Drahi avait promis aux investisseurs d'accélérer le processus de désendettement d’Altice, devenu sa “seule priorité”. Mardi 21 novembre, le groupe télécoms a ainsi officialisé la vente de ses data centers français au fonds d'infrastructure de Morgan Stanley.
SFR devient locataire
L'opération, dans les tuyaux depuis de longs mois mais ralentie par le scandale de corruption dans lequel est engluée Altice, va lui rapporter 535 millions d’euros. Le propriétaire de SFR va conserver 30% du capital d’une nouvelle structure, baptisée UltraEdge, qui sera “le premier opérateur de data centers distribués indépendant à l'échelle nationale”.
En tout, Altice se sépare de 257 data centers dans l’hexagone, qui hébergent les serveurs de SFR. L'opérateur au carré rouge devient désormais locataire des lieux, cédant la priorité des murs à UltraEdge, comme il l’a fait par le passé avec ses tours télécoms, notamment auprès de Morgan Stanley.
L'opération devrait rapporter 175 millions d’euros supplémentaires à Altice au cours des sept prochaines années, grâce à l'intermédiaire de nouveaux data centers construits par l'opérateur puis imméditaement cédés à UltraEdge.
Une vente de SFR ?
La vente des data centers va permettre à Altice de réduire – un peu – sa dette qui s'élève à 60 milliards de dollars, dont 24 milliards d'euros pour Altice France, qui regroupe aussi l'activité média avec notamment BFM. Surtout, la somme récoltée représente près du tiers du remboursement que doit réaliser la société en 2025.
D'autres cessions d’actifs non stratégiques sont ainsi à prévoir. La plateforme de publicité en ligne Teads, rachetée pour 285 millions d’euros en 2017, est régulièrement évoquée. Et Patrick Drahi n’est plus opposé à une vente, au moins partielle, de SFR, qui perd des abonnés en France.


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