Dans l'Empire du Milieu, les start-up spécialisées dans la robotique humanoïde sont légion. C'est le cas de Galbot – aussi connue sous le nom de Galaxy General Robot, qui a annoncé fin juin une levée de fonds de 153 millions de dollars (130 millions d'euros). Le tour de table a été mené par le géant des batteries pour véhicules électriques CATL et par Puquan Capital, portant le financement total de la jeune pousse à plus de 280 millions d'euros.
Un modèle capable de manipuler des objets sur des étagères qui débordent
Fondée en 2023 par He Wang, un chercheur de l'Université de Pékin formé à Stanford, Galbot met au point des robots humanoïdes destinés aux secteurs de la vente, de l'industrie et de la santé et alimentés par des modèles vision-langage-action spécialisés. La start-up a développé trois modèles de ce type, à commencer par GraspVLA. Lancé en janvier, ce modèle entraîné à partir de “milliards de données d'actions simulées” est le premier d'après Galbot à pouvoir généraliser une tâche “sans intervention et avec seulement un pré-entraînement”.
Galbot est également à l'origine de GroceryVLA, un modèle dédié au commerce de détail permettant au robot de saisir un sachet, une bouteille en verre ou une boîte en plastique avec précision dans “des étagères complexes et densément empilées”. La start-up ajoute que ce modèle peut gérer les déplacements accidentels ou les marchandises qui se renversent, et qu'il peut être déployé sans avoir à collecter des données sur place au préalable.
Galbot-G1 déjà déployé dans dix magasins de la capitale chinoise
C'est dans ce cadre que la jeune pousse a lancé, en mars, son premier robot semi-humanoïde sur roues. L'appareil, baptisé G1 – à ne pas confondre avec celui d'Unitree – automatise “l'inventaire, le réapprovisionnement, la livraison et l'emballage” dans des magasins et officines. Galbot assure que le robot peut manipuler jusqu'à 5000 références différentes et 10 000 cartons de marchandises dans des espaces de vente de 50 mètres carrés sans personnel. “Le déploiement d'un nouveau magasin ne prend qu'une journée, affirme Galbot. À ce jour, près de dix magasins à Pékin sont opérationnels et son déploiement dans 100 magasins à travers le pays est prévu d'ici un an.”
La start-up travaille aussi sur TrackVLA, un modèle de navigation intégré capable de comprendre des commandes à partir d'instructions en langage naturel, de suivre des humains ou des animaux dans des foules denses ou encore de s'adapter aux changements soudains de lumière et aux obstacles. Elle s'est enfin appuyée sur la plateforme Isaac Sim de Nvidia pour mettre au point DexGraspNet, un ensemble de données pour saisies robotiques agiles, en particulier la préhension adroite.
En 2030, la Chine pourrait avoir produit plus de 250 000 robots humanoïdes
En plus de la vente et la santé, Galbot mise désormais sur la robotique appliquée à l'automobile. La start-up a annoncé le lancement de Boyin Innovation Alliance, une coentreprise avec une filiale d'investissement de Bosch, comprenant un accord tripartite avec la filiale chinoise de l'équipementier. D'après Galbot, cette nouvelle entité “se concentrera sur les scénarios de fabrication industrielle et favorisera conjointement l'exploration d'applications commerciales et la pénétration du marché mondial des robots”.
D'après un rapport publié le mois dernier par la banque américaine Morgan Stanley, la Chine pourrait avoir produit en 2030 plus de 250 000 robots humanoïdes. Unitree figure parmi les sociétés les plus prometteuses du pays avec son robot G1, qui serait utilisé par Amazon pour la livraison du dernier kilomètre. UBTech, qui a récemment annoncé un partenariat avec Huawei dans le développement de robots humanoïdes n'est pas en reste, tout comme AgiBot et ses 5000 unités prévues cette année.


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