Le géant électronique japonais, qui a échappé de peu à la faillite en octobre 2012, veut réduire ses coûts en Europe, une partie du monde où ses ventes ne croissent plus.
Sharp discute avec la société taïwanaise TPV Technology au sujet de la possibilité de lui céder les droits de fabrication et de vente de ses téléviseurs LCD en Europe, poursuit la source.
Elle ajoute que les pourparlers portent également sur la cession de l'usine de téléviseurs de Sharp en Pologne.
Le groupe a également engagé des négociations avec l'entreprise d'électronique turque Vestel Elektronik Sanayi ve Ticaret en vue d'un possible octroi de licence pour son électroménager.
vendre ses parts dans les panneaux solaires
En réaction à ces informations, Sharp dit envisager plusieurs options pour restructurer ses activités européennes, tout en notant que rien n'avait encore été décidé.
Dans un autre domaine, Sharp réfléchit également à vendre ses parts dans une coentreprise mise sur pied avec Enel dédiée à la fabrication de panneaux solaires.
Sharp s'est engagé dans une vaste entreprise de réduction de ses coûts et de sortie d'activités non rentables dans la foulée d'une perte de 545,4 milliards de yens (3,9 milliards d'euros) au titre de l'exercice 2012-2013, clos le 31 mars.
Le groupe avait été sauvé au début de l'automne 2012 par des prêts d'un montant total de 360 milliards de yens, accordés par des banques japonaises sous la condition qu'il redresse ses comptes et renoue avec les bénéfices sur l'exercice 2013-2014.
Début mai, Sharp a dit avoir dégagé un bénéfice net de 11,6 milliards de yens sur cet exercice. Pour l'exercice en cours, celui de 2014-2015, le groupe prévoit un résultat net de 30 milliards de yens, mais un résultat d'exploitation en baisse, à 100 milliards de yens.
(avec Reuters)

![[ÉNERGIES] Déployez vos projets IA à l’échelle, inspirez-vous du cas ENGIE Entreprises et Collectivités](https://cdn.webikeo.com/webinar_logo/2025-10-24-ac93013fcd6c2ea907b5a091f0e74c90.png)
