Stellantis ne travaillera plus avec Amazon pour les logiciels embarqués dans ses véhicules. Les deux entreprises ont confirmé le 28 mai auprès de Reuters que leur accord, signé en janvier 2022 pour “transformer l'expérience à bord” sur plus de 30 millions de voitures, était en voie de conclusion.
Services d'assistance vocale, d'e-commerce, de divertissement…
Le partenariat avait été pensé pour développer les solutions logicielles de la plateforme de Stellantis “STLA Smart Cockpit” et les “intégrer dans des millions de véhicules” à partir de 2024. Ce système devait ainsi offrir des services de navigation, d'assistance vocale avec Alexa, d'e-commerce, de divertissement et d'entretien au sein de l'habitacle. Il visait à transformer le véhicule en “espace de vie personnalisable, tant pour les passagers que pour le conducteur”, selon l'ex-patron de Stellantis Carlos Tavares.
À travers cet accord, Stellantis comptait rivaliser avec d'autres acteurs bien avancés dans les systèmes connectés, comme Tesla ou le chinois BYD. Ceci s'inscrivait également dans les objectifs du groupe de générer 20 milliards d'euros par an depuis ses activités logicielles et d'atteindre les 34 millions de véhicules connectés à horizon 2030. De son côté, Amazon comptait sur ce projet pour mettre au point un prototype ensuite utilisé avec d'autres constructeurs.
AWS restera le fournisseur privilégié de Stellantis pour ses plateformes logicielles
Mais voilà : plus de trois ans après la signature du partenariat, rien n'a vu le jour. Les raisons de cet échec restent inconnues, mais d'après des sources proches du dossier, la plupart des salariés affectés au projet chez Amazon ont changé de service ou quitté l'entreprise. À noter que Ford, qui avait développé en interne une architecture logicielle destinée à réduire les coûts et proposer des fonctionnalités par abonnement activées à distance, a pour sa part abandonné le programme le mois dernier.
Les deux sociétés ne mettent pas entièrement fin à leur collaboration. Le groupe derrière Peugeot, Fiat ou Opel continuera de s'appuyer sur Amazon Web Services (AWS) comme fournisseur cloud privilégié pour ses plateformes automobiles. L'assistant Alexa d'Amazon sera en outre toujours disponible dans les véhicules Stellantis. En dehors de “STLA Smart Cockpit”, Stellantis met au point “STLA Brain”, une architecture logicielle électrique/électronique permettant aux développeurs de créer et mettre à jour des fonctionnalités intelligentes à distance, et “STLA AutoDrive”, visant à concevoir avec BMW des systèmes d'aide à la conduite pour des véhicules autonomes de niveau 2 à 3.
Stellantis s'appuierait sur Android Automotive
Pour poursuivre le développement de ses logiciels embarqués, Stellantis se tournerait d'après Reuters vers l'un des systèmes d'exploitation de Google. L'OS Android Automotive – à ne pas confondre avec Android Auto, qui se présente davantage comme une extension des commandes du smartphone vers le tableau de bord – est déjà adopté par de nombreuses marques, comme Renault, Volvo ou Chevrolet.


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