Xiaomi veut entrer dans la cour des grands. Comme Apple ou Google, la marque chinoise se prépare à lancer son propre processeur mobile, avance l'agence Bloomberg. Et ainsi à remplacer partiellement les modèles achetés jusqu’à présent à Qualcomm et à Mediatek.
Cette information n’a pas encore été officialisée par le fabricant de smartphones. Mais elle confirme des propos tenus le mois dernier par un responsable politique chinois dans une vidéo publiée en ligne - et très vite retirée.
Puce en 3 nm
Selon ce responsable, Xiaomi a conçu un processeur mobile devant être gravé en 3 nm. Ce serait la première fois qu’une entreprise chinoise réalise une telle performance. D'après Bloomberg, la production de masse doit commencer l'année prochaine, très probablement auprès du fondeur taïwanais TSMC.
En produisant ses propres puces, Xiaomi se pourrait se distinguer des autres marques de smartphones Android, comme Samsung et ses rivaux chinois Honor, Oppo et Vivo. Cela pourrait lui procurer un argument marketing supplémentaire, en mettant en avant de potentiels gains de puissance ou de consommation d'énergie.
Risques géopolitiques
Cette transition semble aussi avoir été motivée par les risques géopolitiques. Le projet a en effet été lancé suite à la décision de Washington de placer la société sur une liste noire lui interdisant d’utiliser des technologies américaines. Cette sanction ne s'était finalement jamais matérialisée après une action en justice.
En 2017, Xiaomi avait déjà produit un premier processeur en interne. Baptisé Surge S1, celui-ci n’avait été intégré qu’au sein d’un smartphone d'entrée de gamme. Le groupe avait ensuite abandonné son développement, pour des raisons de performances. Il s'était ensuite focalisé sur des composants moins avancés.


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