Les taxis autonomes de Waymo ne sont désormais plus les seuls à embarquer des passagers à San Francisco. Zoox, filiale de conduite autonome d'Amazon, a annoncé le 18 novembre le lancement de son programme “Explorers” dans la ville de Californie, permettant à certains utilisateurs inscrits sur liste d'attente d'embarquer à bord de ses propres véhicules sans volant ni pédales.
Un lancement initial dans trois quartiers de San Francisco
“Notre initiative Explorers invite les premiers utilisateurs à tester gratuitement le service et à nous faire part de leurs commentaires afin d'améliorer l'expérience avant son déploiement à plus grande échelle”, précise Zoox dans un communiqué. Les utilisateurs seront progressivement retirés de la liste au fur et à mesure de l'agrandissement de la flotte, avant une suppression de la liste d'attente l'année prochaine. Ils pourront entrer n'importe quelle destination – et non choisir parmi certains points de dépose, comme c'est le cas à Las Vegas – dans une zone couvrant les quartiers de South of Market (SoMa), Mission et Design District.
Plusieurs SUV Toyota Highlander équipés du système de conduite autonome de Zoox sillonnent la ville depuis plusieurs années déjà. Une pratique courante pour la filiale d'Amazon, qui lui permet de cartographier les futures zones de déploiement tout en développant son véhicule conçu en interne. Zoox teste ainsi son logiciel dans d'autres villes américaines, telles que Seattle, Austin, Los Angeles, Miami, Atlanta et, depuis début octobre, Washington.
Deux permis à obtenir pour lancer un service payant
À la rentrée, Zoox a lancé un service de taxis autonomes gratuit sur le Strip de Las Vegas, ouvert en l'occurrence à tous les utilisateurs de son application. Une offre malgré tout très limitée : seul cinq arrêts de prise en charge et de dépose sont proposés (hôtels, casino, complexe de loisirs…), sur un trajet maximum de 4,8 kilomètres en quasi-ligne droite. L'entreprise attend le feu vert de l'agence américaine de sécurité routière (NHTSA) pour lancer des trajets payants.
Même si elle ne le dit pas explicitement, Zoox espère aussi obtenir les autorisations réglementaires suffisantes pour lancer un réel service à San Francisco. La législation dans l'État américain est quelque peu particulière : en plus d'un permis délivré par la NHTSA, la société doit convaincre la California Public Utilities Commission (CPUC), chargée des transports à la demande, afin de facturer des courses. La NHTSA a clôturé cet été une enquête sur le processus d'auto-certification des taxis autonomes Zoox, autorisant la circulation de ses “grille-pains sur roues” à des fins de démonstration.
Faire de l'ombre à Waymo
Avec cette nouvelle étape franchie à San Francisco, Zoox compte bien faire de l'ombre à Waymo, qui a fait de la ville de Californie son premier marché. La filiale d'Alphabet, qui revendiquait au printemps la réalisation de 250 000 courses hebdomadaires, dispose d'une flotte de plus de 2000 véhicules, dont 800 à San Francisco, 500 à Los Angeles et 400 à Phoenix. Elle a également lancé deux services avec Uber à Austin et Atlanta, et prévoit de s'étendre dans une dizaine de villes l'année prochaine.
Un autre acteur s'intéresse de près à San Francisco : Uber. Le géant du VTC prévoit de lancer son propre service de taxis autonomes dès l'année prochaine, en commençant par la métropole. La flotte sera composée de SUV Lucid Gravity équipés du logiciel de conduite autonome de la start-up Nuro.


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