Google rechignerait-il de plus en plus à répondre favorablement aux demandes des Européens concernant le "droit à l'oubli" numérique, à savoir le droit à la suppression de résultats dans les moteurs de recherche en ligne ?
C'est ce qu'avance une étude de l'agence Reputation VIP portant sur 15 000 URL envoyées à Google via le formulaire de demande Forget.me émanant de 30 pays européens.
Google aurait ainsi refusé 60% des demandes de suppression de page internet en moyenne au cours des trois derniers mois. 72% des demandes ont été refusées lors de la première semaine de septembre. En comparaison, fin juin, Google n'avait refusé que 43 % des demandes.
Onze motifs différents sont invoqués par Google pour refuser de supprimer un lien internet. Le plus fréquent est que la demande "concerne (la) vie professionnelle" et non la vie privée (pour 26% des URL concernées).
Selon Reputation VIP, Google reçoit près d'un millier de demandes par jour, portant à 135 000 le nombre de demandes depuis l'entrée en vigueur du droit à l'oubli (470 000 pages au total).
Dans son arrêt rendu le 13 mai dernier, la Cour européenne de justice a considéré que des particuliers devaient pouvoir obtenir, sous certaines conditions, la suppression de liens vers des pages internet comportant des données personnelles "inappropriées, hors de propos ou qui n'apparaissent plus pertinentes". Google a mis en place un formulaire dédié le 30 mai.


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