Certains mobinautes voraces ont besoin à tout moment d'une connexion Internet. D'ici à fin 2016, ces inconditionnels du web pourront consulter leurs mails dans l'avion lorsqu'ils survolent l'Europe, s'ils voyagent avec une compagnie qui propose des services mobiles : la règlementation européenne a déjà été assouplie en décembre 2013 et n'oblige plus les passagers à éteindre leurs smartphones (s'ils sont en mode avion) pendant les phases de décollage et d'atterrissage. La Commission devrait prochainement aller encore plus loin, en autorisant les voyageurs à se connecter au réseau lorsqu'ils sont en vol.
Cette future règlementation ouvre un nouveau segment de marché pour les entreprises de télécommunications, évalué à un ou deux milliards d'euros par an à la fin de la décennie, à l'échelle internationale. Alcatel Lucent et Inmarsat ont saisi cette opportunité. L'opérateur de satellites britannique a signé avec le français, spécialiste de la 4G, un partenariat pour développer des accès au web en haut débit à bord des avions.
un réseau hybride
Ils vont développer ensemble un réseau hybride, qui fera appel à un satellite développé par Thales Alenia Space et à des infrastructures terrestres sachant décoder la bande de fréquence S (plage de fréquence des ondes radio qui va de 2 à 4 giga-hertz), utilisée pour la communication par satellite.
Cette technologie devrait permettre de développer des services mobiles avec des débits allant jusqu'à 75 méga-bits par seconde. Alcatel Lucent contribuera notamment à ce projet en apportant son savoir-faire pour ce qui est de la transmission de la 4G Air to ground (de l'air vers la terre), sur laquelle le groupe fait de la recherche depuis trois ans.
Lélia de Matharel


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