Edwin Monet loue une petite maison dans la périphérie bordelaise. Lorsqu’il prend des vacances ou même profite d'un long week-end, il la sous-loue sur le site Airbnb.fr, pour 220 euros. Mais il ne peut pas le faire trop souvent, car il ne paye pas les même taxes que les hôtels sur cette activité et n'est pas soumis aux même règles d'hygiène. Il risque, si cela devient un revenu régulier, de se faire attaquer en justice pour fraude fiscale.
Edwin vit seul dans une maison de 120 mètres carrés. Il a condamné une pièce de 12 mètres carrés, en faire un lieu de stockage, qu'il loue pour 30 euros par mois.
Un Trésor dans le jardin
Le jeune homme a la main verte : il cultive un potager et vend via le site lepotiron.fr un panier de légumes frais toutes les deux semaines, pour 5 euros.
Dans son jardin, il a aussi la place de garer deux voitures. Il loue l’une de ses places de parking à sa belle-sœur qui ne se sert que rarement de son véhicule, pour 7 euros par semaine. Edwin tond aussi son jardin de temps en temps tous les week-ends. Quand il ne l'utilise pas, il loue loue sa tondeuse pour 5 euros.
Edwin travaille à Mérignac, dans la banlieue bordelaise. Lorsqu’il va au bureau, il passe chercher une amie qui travaille aussi à Mérignac. Pour ce covoiturage de 18 kilomètres, elle lui donne 10 euros par semaine.
linge sale pas qu'en famille
Edwin met régulièrement en vente les vêtements qu'il ne porte plus sur le site Videdressing.fr, qui prélève 10% de commission.
Le maître de l’économie participative est cuistot à ses heures. Sa voisine l’a contacté via le site super-marmite.com. Une fois par semaine, elle lui achète un plat pour une personne. Edwin lui facture sa prestation de chef d’un jour 6 euros.
L'appartement de cette voisine est tout petit. Celle-ci apporte une a deux fois par semaine son linge sale chez Edwin, qui lui prête sa machine à laver. Elle lui donne 3 euros par utilisation.
Investir les gains dans le crowdfunding
Edwin peut ainsi gagner jusqu'à 400 euros en un mois, avant impôts. Il sera taxé sur cette somme, selon l'activité concernée, d'un impôt commercial (vente de fruits et légumes, de vêtements) ou de service (location de sa maison, d'un espace de stockage, d'une place de parking, de sa tondeuse, de sa machine à laver, covoiturage).
Il partage ce qui lui reste après impôts en deux parts égales. Apprenti business angel, il place la première sur un projet de start-up qui lui plaît, en échanges d’actions dans l’entreprise, sur des sites de crowdfunding comme Anaxago ou Wiseed. Il prête le reste de son capital à des particuliers sur Prêt d’Union, en échange d’une rente de 4% par an en moyenne.
Lélia de Matharel


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