Sunday, start-up américaine spécialisée dans la robotique à usage domestique, a présenté le 19 novembre son premier produit Memo. Elle a en parallèle levé 35 millions de dollars (30 millions d'euros), dans un tour de table mené par Benchmark et Conviction.
Un robot monté sur une base à roulettes pour plus d'équilibre
Mesurant 1,70 mètre de haut pour 77 kg, Memo est défini par Sunday comme un “robot personnel conçu pour aider les familles à gagner du temps sur les tâches ménagères comme la vaisselle, le linge et le rangement”. Il ne s'agit pas d'un robot humanoïde à proprement parler, car il ne comprend pas de jambes mais une base à roulettes. Ceci lui permet, d'après la jeune pousse, de disposer d'un meilleur équilibre. “En cas de panne de courant, Memo reste stable et évite tout risque de chute”, ajoute Sunday.
Sous le capot, Memo est équipé du modèle propriétaire d'intelligence artificielle de Sunday ACT-1, donnant au robot la possibilité d'effectuer des tâches ménagères complexes à plusieurs étapes. Memo a ainsi pu saisir de la vaisselle fragile sur une table (verres à pied, assiettes en céramique), les déposer dans le lave-vaisselle, nettoyer les déchets et mettre en route le lave-vaisselle. Et ce dans des environnements jamais observés par l'appareil auparavant.
Un gant breveté pour collecter des données de tâches dans le monde réel
“Pour lui permettre de se repérer dans un nouveau logement, nous l'entraînons à l'aide de cartes 3D de son environnement, explique la start-up. En l'exposant à un vaste ensemble de données diversifiées d'agencements de logements, il apprend à interpréter ces cartes plutôt qu'à mémoriser des logements spécifiques. Ainsi, lorsqu'il est placé dans un nouveau logement, ACT-1 est capable d'utiliser la carte 3D fournie pour se diriger vers les lieux clés.”
L'autre particularité de Memo réside dans son entraînement sur des données à grande échelle, avec 10 millions d'enregistrements de “routines domestiques réelles”. Pour constituer cette base de données, Sunday a développé un gant breveté, le Skill Capture Glove, qui a capturé les mouvements, gestes de nettoyage et habitudes de rangement. Le gant a été déployé dans 500 foyers. Sunday a ouvert le 19 novembre les candidatures pour son programme de déploiement de robots en version beta. Cinquante foyers seront sélectionnés fin 2026.
Intérêt grandissant pour la robotique domestique
Sunday n'est pas la seule entreprise à surfer sur la vague de la robotique domestique. Aux États-Unis, Figure AI a présenté le mois dernier son appareil de troisième génération, qui peut aussi manipuler des objets sans y avoir été entraîné au préalable et réaliser des tâches en collaboration avec d'autres robots. L'allemand Neura Robotics est également bien placé avec son 4NE1, capable de distinguer les personnes des objets et doté de capacités cognitives.
Basée à Mountain View (Californie), Sunday compte 25 salariés. Plusieurs d'entre eux ont auparavant travaillé chez Google DeepMind, Meta, Tesla et Waymo. À l'Université de Stanford, les deux cofondateurs se sont quant à eux intéressés pour l'un à Aloha, un projet de conception de robots à bas coût développé avec Google DeepMind, et pour l'autre à UMI, un framework de collecte de données et d'apprentissage permettant d'entraîner les robots sur la réalisation de tâches à partir de démonstrations réelles.


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