Les autorités américaines continuent leur offensive contre les cryptomonnaies. Lundi 17 avril, la Securities and Exchange Commission (SEC) a lancé des poursuites judiciaires contre Bittrex, accusant la plateforme d’échange de s’être soustraite à la régulation sur les actifs financiers. Son ancien patron, William Shihara, est aussi poursuivi.
Selon la SEC, Bittrex fonctionne comme “une place boursière, un courtier et une agence de compensation non enregistrés”. Pour éviter d’attirer l’attention des autorités, la société se serait arrangée avec les émetteurs de cryptoactifs. Elle leur aurait demandé d’effacer ou de modifier certains “communiqués problématiques” détaillant le fonctionnement de leurs monnaies, pour qu’elles ne puissent pas être considérées comme des actifs réglementés.
Durcissement suite à la chute de FTX
La SEC estime ainsi que six cryptomonnaies proposées par Bittrex auraient dû être enregistrées. Mais la plateforme, qui aurait généré un chiffre d’affaires de 1,3 milliard de dollars entre 2017 et 2022, “a privilégié les profits plutôt que la protection des investisseurs”, fait valoir le gendarme boursier américain.
Début avril, Bittrex avait annoncé la fermeture de ses activités aux Etats-Unis, citant alors les incertitudes réglementaires… et les récentes actions menées par les autorités contre d’autres acteurs. La société basée à Seattle promet désormais de se défendre “vigoureusement” devant les tribunaux.
La SEC milite pour que les plateformes d’échange de cryptoactifs soient contraintes de s’enregistrer. Et donc de respecter des réglementations plus strictes. Depuis la chute retentissante de FTX, l’autorité est passée à la vitesse supérieure et multiplie les poursuites judiciaires.


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