OpenAI s'apprête à produire ses puces IA maison avec Broadcom

Prêts à partir de 2026, ces semi-conducteurs seront utilisés seulement par la start-up à l'origine du robot conversationnel ChatGPT, selon des sources proches du dossier interrogées par le quotidien britannique The Financial Times.

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L'appétit de Sam Altman pour la puissance de calcul est sans limite. Au point qu'OpenAI, le fleuron américain de l'intelligence artificielle (IA) générative qu'il dirige, s'apprête à produire ses propres puces dédiées à l'entraînement et à l'inférence de modèles. C'est ce que révèle, vendredi 5 septembre, le quotidien britannique The Financial Times, citant anonymement des sources proches du dossier. Ces semi-conducteurs seront prêts à être livrés dès 2026 mais seront utilisés en interne et non commercialisés auprès d'acteurs extérieurs.

Un partenariat avec Broadcom

Pour mener à bien son projet, qui lui permettra de réduire sa dépendance vis-à-vis du géant américain des puces d'IA, Nvidia, la start-up à l'origine du robot conversationnel ChatGPT s'est associée à Broadcom, autre fournisseur de taille basé aux Etats-Unis. Si aucune des deux parties n'a communiqué publiquement au sujet de ce partenariat et de cette production massive de semi-conducteurs estampillés OpenAI, le directeur général de Broadcom a fait allusion jeudi à un nouveau client, engagé sur 10 milliards de dollars de commandes.

D'autres indices semblent confirmer l'information. Comme le rappelle The Financial Times, des nouvelles d'une première collaboration entre les deux sociétés avaient déjà défrayé la chronique en 2024 et Broadcom s'est montré, de son côté, particulièrement proactif en ce qui concerne la production de puces personnalisées, appelées XPUs, pour de grandes entreprises. Sur ce pan de son activité, le fabricant de puces de semi-conducteurs a d'ailleurs annoncé jeudi l'arrivée d'un quatrième client majeur, que plusieurs sources ont identifié comme étant OpenAI.

La puissance de calcul comme priorité

Car la start-up californienne n'est pas le seul acteur de la tech investi dans cette vaste course technologique qu'est l'intelligence artificielle qui se met à produire ses propres processeurs. Amazon, Meta et Google, qui a d'ailleurs conclu avec Broadcom un partenariat similaire à celui passé avec OpenAI, ont tous entamé des efforts en ce sens. Objectif : s'assurer, par soi-même, de ne jamais manquer de puissance de calcul pour entraîner ou exécuter ses modèles, alors que la demande explose et bouleverse le marché.

Sam Altman l'a bien compris : en août, celui qui est déjà impliqué aux Etats-Unis dans le projet Stargate qui vise à développer massivement des infrastructures dédiées à l'intelligence artificielle, a fait savoir que sa société donnait désormais la priorité à la puissance de calcul, "compte tenu de la demande accrue pour GPT-5", son dernier modèle en date. Et d'anticiper le doublement de son parc informatique rien qu'au cours des cinq prochains mois, avant même, donc, la livraison de ses puces imaginées avec Broadcom.

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