Fondée en 2019, la start-up française de retouche d’images Photoroom a annoncé, mardi 27 février, une levée de fonds en série B de 43 millions de dollars (40 millions d’euros). Le tour de table a été mené par la société britannique de capital-risque Balderton Capital et le français Aglaé Ventures, avec le soutien de Y Combinator. Pour sa série A, Photoroom avait levé 19 millions de dollars, soutenue par plusieurs business angels comme Yann Le Cun de Meta ou Zehan Wang, un ancien de Twitter. En tout, le financement de la jeune pousse s’élève à 64 millions de dollars.
La start-up revendique 150 millions de téléchargements
Photoroom est une application de retouche d’images basée sur des algorithmes de deep learning. Elle s’adresse particulièrement aux marchands et créateurs de contenu et est notamment utilisée pour la suppression et la modification de l’arrière-plan, pour mettre en avant un produit. La jeune pousse revendique aujourd’hui le traitement de cinq milliards d’images par an (contre 1 milliard fin 2022) et 150 millions de téléchargements (40 millions en 2022).
L’été dernier, Warner Bros. a fait appel à Photoroom pour promouvoir le film “Barbie”, donnant la possibilité à ses utilisateurs de générer des posters d’eux-mêmes avec la marque en arrière-plan. Le site web de Taylor Swift a également intégré la solution de la start-up, pour créer des pochettes d’album avec le visage de ses fans.
La start-up propose différents abonnements en fonction des besoins, à partir de 9,99 euros par mois (69,99 euros par an) pour enlever le filigrane, offrir des fonctionnalités supplémentaires et accéder à de nombreux modèles. Avec ses abonnements, elle revendique 50 millions d’euros de revenus annuels récurrents (ARR), rendant la start-up rentable.
Investir dans des puces spécialisées
Avec cette nouvelle levée de fonds, Photoroom prévoit d’augmenter les capacités de son modèle d’intelligence artificielle. Contrairement à d’autres start-up de la photographie commerciale visant les mêmes marchés, Photoroom construit ses propres modèles et les entraîne. Elle compte ainsi investir dans davantage de puces spécialisées pour l’entraînement de son IA, mais aussi améliorer sa base de données en concluant des accords avec des photographes et banques d’images. La start-up souhaite enfin augmenter jusqu’à 40% la vitesse de génération d’images.
“Nous ne contentons pas d’augmenter la vitesse de notre modèle, a déclaré Matthieu Rouif, cofondateur et CEO de Photoroom. Nous optimisons également sa qualité, grâce à une résolution plus élevée, à des images plus détaillées et à une base de données d’entraînement plus importante que jamais.” La start-up parisienne compte actuellement 50 personnes, effectif qu’elle compte doubler d’ici à la fin de l’année.
Lors de l’annonce de la levée de fonds, Photoroom a dévoilé six nouvelles fonctionnalités. C’est le cas de “Instant Diffusion”, qui permet de styliser des images provenant de différentes sources, comme si elles avaient été prises dans le même contexte. Mais aussi “AI Fill”, qui permet de générer des images supplémentaires par IA, et “AI Expand”, qui permet de redimensionner les photos en fonction de la plateforme de publication souhaitée.


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