Unitree, société chinoise spécialisée dans le développement de robots humanoïdes et quadrupèdes, a amorcé son processus d'introduction en Bourse. Un document déposé le 18 juillet auprès de l'agence chinoise de régulation des valeurs mobilières (CSRC) indique qu'Unitree est entrée dans une phase de “conseil” auprès de la banque d'investissement Citic Securities. Cette dernière l'aidera à préparer les documents nécessaires à une demande d'inscription au quatrième trimestre 2025.
Valorisée à 1,4 milliard d'euros
Fondée en 2016 à Hangzhou, Unitree met au point plusieurs robots quadrupèdes – ou robots-chiens – destinés à la sécurité, l'exploration et l'inspection industrielle ainsi qu'à la lutte contre les incendies. Son produit phare, lui, peut tenir sur deux jambes : il s'agit du G1, un humanoïde d'1,27 mètre de haut présenté l'année dernière et équipé d'un Lidar de dernière génération. Alimenté par des modèles d'apprentissage par renforcement et par imitation, il est doté d'une grande souplesse (il peut faire du kung-fu et des saltos) et comprend un système de préhension.
Considérée comme l'une des sociétés robotiques les plus prometteuses de Chine, Unitree a atteint le mois dernier une valorisation de plus de 10 milliards de yuans (1,4 milliard d'euros) après avoir clôturé une levée de fonds en série C. Elle a notamment été soutenue dans ce tour par Tencent, Alibaba, Geely et Jinqiu Ventures (fonds affilié à ByteDance, société mère de TikTok). Le géant de l'e-commerce Amazon aurait par ailleurs fait appel à Unitree pour déployer ses robots humanoïdes dans des tâches de livraison du dernier kilomètre, depuis une camionnette jusqu'à la porte d'entrée des clients.
Aller chercher Tesla et Boston Dynamics
En prévoyant son entrée en Bourse, Unitree semble vouloir entrer un peu plus dans la cour des grands et concurrencer les sociétés cotées à l'origine de robots humanoïdes. C'est le cas de Tesla, qui prévoit de produire en série son Optimus dès l'année prochaine, mais aussi de Boston Dynamics (non cotée mais détenue par Hyundai) avec son robot Atlas. Pour se démarquer, la société chinoise met en avant des tarifs très compétitifs : le G1, en version basique, ne coûte (que) 16 000 dollars, soit environ 13 500 euros, contre plus de 50 000 dollars pour Optimus.
L'annonce s'inscrit dans un contexte de développement rapide du nombre de robots humanoïdes. D'après un rapport publié en mars par la Bank of America, la planète pourrait compter un million d'appareils de ce type en 2030 et jusqu'à 3 milliards en 2060. Deux tiers d'entre eux devraient alors servir à un usage domestique.


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