Le French Tech Finance Partners (FTFP), créée en 2023, rassemble 16 membres issus de fonds d’investissement de grandes entreprises et d’associations. Cette nouvelle instance a remis, le 10 avril, son second rapport à Marina Ferrari, secrétaire d’état chargée du Numérique. Celui-ci contient des constats, avec 46 recommandations sur l’écosystème des start-up en France.
Un “soutien sélectif et renforcé” à certaines start-up
L’objectif de ce comité est “d’identifier les obstacles aux financements d’entreprise en France, contribuer à l’élaboration des politiques et renforcer l’attractivité de la France pour les investisseurs internationaux”. En juin dernier, Jean-Noël Barrot, alors ministre délégué chargé du Numérique, avait validé 42 recommandations issues du premier rapport du FTFP, dont la révision des critères du Next40/French Tech 120 et la création d’un label deep tech.
Pour ce second rapport, le FTFP met l’accent sur l’importance d’un “soutien sélectif et renforcé aux start-up ayant un fort intérêt stratégique et un modèle d’affaires soutenable, notamment les deep tech”. Une volonté faite au regard de la baisse globale du financement des start-up, les levées de fonds ayant chuté de 38% en un an. À ce titre, le rapport préconise d’accélérer le paiement des aides dues de l’État aux start-up en tension de trésorerie, notamment en accélérant le remboursement du crédit impôt recherche et innovation et des crédits TVA. Le FTFP émet aussi l’idée de créer des référents dédiés pour les start-up ou de rédiger un guide de bonnes pratiques sur l’acquisition de jeunes pousses par d’autres start-up.
Sensibiliser à l’exit par introduction en Bourse
Pour booster les levées de fonds de venture capital et de growth, qui connaissent également un net ralentissement, le FTFP souhaite pousser le Fonds européen d’investissement (FEI) à réinvestir dans les fonds early stage, revoir une règle faisant du FEI un investisseur public en droit européen. Le comité souhaite aussi permettre le cofinancement, avec Bpifrance, de fonds d’opportunité pour “poursuivre le financement des meilleures lignes des fonds de venture capital”.
Concernant les voies de sortie (exit) des start-up, le comité souligne le manque de financement des start-up en late stage, pour lesquelles il reste compliquer de mener à bien une voie de sortie. Le FTFP recommande alors de renforcer la capacité des ETI et grandes entreprises françaises à acquérir des start-up, de créer un “forum commun” pour améliorer la communication entre les écosystèmes de venture et de private equity. L’instance conseille également de continuer à sensibiliser ces deux écosystèmes à l’exit par introduction en Bourse (IPO).
Inciter les incubateurs à prendre en compte l’ESG dans leurs programmes
Enfin, le rapport insiste sur davantage de valorisation des critères ESG. Le FTFP souhaite faire de la durabilité “un pilier de communication de la French Tech”, rendre certains objectifs de développement durable décrits par l’ONU applicables à la French Tech, et inciter les incubateurs, accélérateurs ou technopoles à prendre en compte l’ESG dans leurs programmes. Le comité souhaite aussi proposer à chaque start-up de définir des objectifs environnementaux, ou de réaliser des analyses d’impact sur la biodiversité pour certaines activités.


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