L'Arcep autorise Amazon Kuiper à lancer son service de connexion à Internet par satellite en France

Dans une décision rendue le 16 juillet, l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse a attribué une autorisation formelle au géant du e-commerce, et ce pour une durée de dix ans.

Amazon projet de constellation Kuiper
Amazon projet de constellation Kuiper

Tous les voyants sont désormais au vert pour le déploiement d'Amazon Kuiper en France. Dans une décision rendue le 16 juillet, l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) a autorisé le géant de l'e-commerce à lancer dans l'Hexagone son service de connexion à Internet par satellite.

Trois bandes exploitables

Une demande formelle avait été adressée à l'Arcep par Amazon Kuiper, le 13 novembre dernier. Le régulateur français des télécoms a finalement décidé d'y accéder. "Après étude des éléments du dossier, il apparaît qu’aucun des motifs de refus prévus par l’article L. 42-1 du CPCE ne s’oppose à l’attribution de l’autorisation sollicitée", a-t-il officiellement tranché. 

La société Amazon Kuiper Services Europe SARL est donc "autorisée à utiliser les fréquences des bandes 28,5-28,9485 GHz (sens Terre vers espace) ainsi que des bandes 17,7-18,6 GHz et 18,8-19,3 GHz (sens espace vers Terre)", peut-on également lire dans la décision de l'Arcep. 

Dix ans d'autorisation

Est aussi précisé que l'autorisation est attribuée seulement pour une durée de 10 ans, à compter du 16 juillet 2025. "Un an au moins avant la date de son expiration, seront notifiés au titulaire les motifs d’un refus de renouvellement ou, le cas échéant, les conditions de renouvellement", note le régulateur français.

Une décennie qui laisse à Amazon Kuiper le temps d'étoffer sa puissance satellitaire. Pour l'heure, le projet du géant de l'e-commerce visant à concurrencer Starlink a pris du retard et n'a réussi pour l'heure à placer que 78 satellites en orbite sur les 3326 prévus au total, contre les 7 500 engins actifs de l'entreprise du milliardaire Elon Musk.

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