Faut-il forcément faire appel à une entreprise états-unienne pour réclamer son indépendance vis-à-vis du continent américain ? Afin de compléter Galileo, son propre système de positionnement par satellites, lancé en 2016 pour rivaliser avec le GPS américain, l'Union européenne semble avoir besoin de l'expertise de SpaceX. L'Agence spatiale européenne (Esa) a signé un accord, selon les informations du Wall Street Journal, avec la société d'Elon Musk pour que celle-ci lance quatre satellites européens en orbite.
En cause, le retard d'Ariane 6
C'est Javier Benedicto, directeur de la navigation au sein de l'agence, qui a dévoilé la nouvelle. Bien que la Commission européenne et les Etats membres de l'UE aient encore le pouvoir de revenir sur ce choix, il semble que SpaceX figure bel et bien parmi les rares options viables à disposition du Vieux Continent.
Opter pour une entreprise états-unienne, qui plus est détenue et dirigée par le milliardaire Elon Musk avec qui la Commission européenne a récemment eu maille à partir au sujet de la modération des contenus sur le réseau social X, est pour l'UE une solution par dépit. Logiquement privé par l'invasion russe en Ukraine des lanceurs Soyouz, le club des 27 avait en effet l'intention de faire appel au groupe français ArianeGroup.
Mais le lanceur Ariane 6 qu'il construit pour l'Esa a accumulé un important retard. Censé s'envoler pour la première fois il y a trois ans, il ne devrait être opérationnel qu'à partir de 2024. En attendant, les lanceurs Falcon 9 de SpaceX prendront vraisemblablement le relais, avec deux lancements prévus l'an prochain (soit quatre satellites au total), d'après l'accord signé avec l'Esa. A ce jour, le projet Galileo compte 28 satellites déjà en orbite. Dix autres doivent être lancés d'ici la fin de l'année 2025.


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