Il faut croire que les poursuites judiciaires contre les entreprises de la tech sont devenues des leviers de négociations ordinaires pour régler des tensions entre pays. Dernier exemple en date, la Chine a abandonné une enquête antitrust lancée contre Google en février dernier alors qu'elle est actuellement en train de négocier avec les Etats-Unis sur d'autres dossiers brûlants, comme l'a rapporté The Financial Times, jeudi 18 septembre.
Une enquête ouverte en pleine crise commerciale
Citant deux sources anonymes proches du dossier, le quotidien britannique affirme que l'administration chinoise chargée de la réglementation du marché, autrement dit l'autorité de la concurrence locale, a pris cette décision dans l'objectif d'adresser aux Etats-Unis, où est basé Google, un signal de flexibilité. L'enquête sur l'entreprise américaine avait été ouverte quelques minutes seulement après l'entrée en vigueur, sur les produits chinois, de tarifs douaniers souhaités par l'administration Trump.
Si la Chine n'a à ce stade pas confirmé officiellement la nouvelle et si Google affirme ne pas avoir été informé d'une telle décision, cet abandon de poursuites s'inscrit dans un contexte tendu entre les deux premières puissances mondiales. Il y a d'abord le dossier TikTok. Ce dernier prévoit, depuis l'entrée en vigueur d'une loi aux Etats-Unis, la vente des activités américaines du réseau social de Byte Dance à une ou plusieurs entités sous bannière américaine.
TikTok avance, Nvidia recule
Mais si les tractations ont longtemps traîné, il faut croire qu'elles avancent enfin, d'après les dernières informations : bien que Donald Trump ait repoussé une fois de plus le délai légal pour qu'intervienne un changement de propriétaire, mardi 16 septembre, un accord de principe a selon lui été conclu cette semaine. L'affaire doit être finalisée, vendredi 19 septembre, à l'occasion d'un entretien téléphonique entre le président états-unien et son homologue chinois.
Le dossier, plus épineux, de Nvidia est en revanche loin d'être réglé. Le géant américain des semi-conducteurs, autorisé par Donald Trump à reprendre ses ventes mais boycotté par les entreprises chinoises sous pression des autorités, est désormais officiellement ciblé par Pékin. Lundi 15 septembre, l'autorité de la concurrence chinoise a en effet affirmé que Nvidia avait violé les règles nationales en matière de concurrence, après avoir mené, dit-elle, une enquête préliminaire sur les pratiques de l'entreprise.


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