Nouveau plan social chez Unity, le troisième en seulement huit mois. Et le plus sévère aussi. Mardi, le créateur du moteur de jeu vidéo éponyme a annoncé le licenciement de 1800 emplois supplémentaires, soit un quart de sa main d'œuvre. Les coupes sont globales et touchent toutes les équipes.
Lourdes pertes
En mai, la start-up californienne s'était déjà séparée de 600 employés, expliquant alors vouloir se concentrer sur une “croissance rentable à long terme”. Fin novembre, elle avait annoncé la fermeture du studio d'effets visuels Weta Digital, acheté en novembre 2021 pour 1,6 milliard de dollars, se traduisant par 265 licenciements.
Unity est l’un des deux grands moteurs de jeux vidéo, en concurrence avec l'Unreal Engine édité par Epic Games, qui a aussi coupé dans ses équipes à l'automne. Ses outils sont utilisés par plus d’un million de développeurs dans le monde. Mais la société continue d’afficher de lourdes pertes : 572 millions de dollars entre janvier et septembre 2023.
Politique tarifaire intenable
Pour améliorer ses performances financières, Unity avait annoncé en septembre un changement majeur de sa politique tarifaire, souhaitant facturer des frais pour chaque installation d’un jeu conçu avec son moteur. Devant le tollé provoqué et le départ immédiat de dizaines de clients vers la concurrence, l'entreprise avait fait marche arrière à peine une semaine plus tard.
Dans la foulée, début octobre, la start-up avait officialisé le départ à la retraite de son patron John Riccitiello, en poste depuis près de dix ans. Le nouveau directeur général par intérim, Jim Whitehurst, a depuis lancé un "reset" de l'entreprise et un recentrage encore plus marqué sur son cœur de métier. D'autres mesures sévères sont à attendre au cours de l'année.


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