Le groupe informatique Atos a annoncé le 15 juillet dans un communiqué avoir trouvé un accord avec un groupe de banques et de créanciers obligataires, afin de sécuriser le financement de son plan de restructuration. Il décroche ainsi un nouveau financement de 1,675 milliard d’euros, accordé pour moitié par les banques et pour moitié par les porteurs d’obligations. L’accord comprend aussi une augmentation de capital de 233 millions d’euros et une réduction de la dette d’environ 3 milliards d’euros. Un financement intérimaire de 800 millions d’euros a également été accordé afin de financer l’activité jusqu’à la clôture du plan de restructuration. Le groupe dispose déjà de 450 millions d’euros sur ces 800 millions.
Atos précise qu’il ouvrira une procédure de sauvegarde accélérée au cours de la semaine du 22 juillet, “afin d’obtenir l’approbation du tribunal et de mettre en œuvre le plan de restructuration financière”. Jusqu’à cette date, les créanciers n’étant pas partie à l’accord peuvent se manifester. Un soulagement pour le groupe informatique, à moins de deux semaines de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques, le 26 juillet. Lors de l’événement, Atos devra assurer, entre autres, la cybersécurité des Jeux, la gestion des 30 000 accrédités et la diffusion instantanée des résultats.
L’opération intervient deux semaines après l’annonce par le groupe d’un accord “de principe” avec les créanciers obligataires, menés par AG2R, Blackrock, Boussard & Gavaudan, DE Shaw, Fidera, SPG, Syquant et Tresidor, et un groupement de banques. Le mois dernier, les négociations avaient pris fin entre le groupe et le consortium Onepoint, qui avait été sélectionné pour la reprise. David Layani, fondateur d’Onepoint et premier actionnaire d’Atos, avait été abandonné par ses principaux soutiens financiers. Pour rappel, l’accord prévoit la préservation de l’ensemble du périmètre du groupe, sous réserve de la “finalisation des discussions” avec l’État, ayant proposé 700 millions d’euros pour racheter ses activités sensibles et stratégiques, et avec Alten, qui souhaite reprendre sa filiale de système de contrôle nucléaire.


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