Bpifrance annonce un programme pour faciliter les contrats entre grands groupes et start-up

Huit directions achats d’entreprises du CAC 40 et du SBF 120 vont bénéficier d’un accompagnement personnalisé et d’ateliers pendant un an.

Bpifrance
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Positionner les directions achats de grandes entreprises "au cœur de la stratégie d’innovation" : c’est l’un des objectifs fixés par la banque publique Bpifrance, qui lance ce mardi 16 janvier le programme DAPI, pour "Directions achats pour l’innovation".

Annoncé par son directeur général, Nicolas Dufourcq, le programme a également vocation à favoriser "la collaboration entre ces entreprises et les fournisseurs innovants, tout en stimulant l'écosystème des start-up". Selon Bpifrance reprenant une étude de Raise et Bain & Company, 67% des grandes entreprises déclarent être sensibilisées aux bénéfices et enjeux opérationnels des collaborations avec les start-up.

Un accompagnement annuel

Concrètement, pendant un an, huit directrices et directeurs achats de grandes entreprises du CAC 40 et du SBF 120, vont pouvoir participer à des ateliers collectifs thématiques autour de l’innovation, sur la culture d'entreprise notamment, et bénéficier d’un soutien individuel et de conseils. Ils pourront également collaborer avec des cabinets de conseil en stratégie, comme Roland Berger, et avec des experts sur l’achat d’innovation. "Les directions achats ont une responsabilité majeure puisqu'elles sont le pivot de l'innovation ouverte", note Paul-François Fournier, directeur exécutif innovation de Bpifrance.

Sont concernées les directions achats du groupe ADP, Airbus, Spie ou encore La Poste, qui soutient depuis 2015 les start-up à travers son concours French IoT. Mais aussi GRTgaz, qui accueille depuis 2022 Nova, un incubateur de start-up, ainsi que L’Oréal et Schneider Electric. Et enfin, Société générale, qui propose depuis deux ans des services de banque privée et d’investissements auprès de 450 jeunes pousses.

Stimuler les start-up de l’Hexagone

Ce projet s’inscrit dans une volonté plus large de stimuler l’écosystème des start-up françaises. En juin dernier, sur le salon VivaTech, Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé de la Transition numérique et des Télécommunications, avait annoncé le lancement d’un plan pour donner un coup d’accélérateur aux start-up tricolores, intitulé "Je choisis la French Tech".

Parmi les mesures évoquées, le doublement de la commande publique et privée en direction des start-up d’ici à 2027, pour un milliard d’euros, et le déploiement d’un "fonds innovation achats" doté de 6 millions d’euros à destination de projets innovants de moins de 100 000 euros.

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