La quatrième édition du programme gouvernemental French Tech Tremplin va démarrer le 1er janvier 2024. La liste des 224 projets lauréats qui vont être incubés a été dévoilée par Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé du numérique, à Montpellier le 15 décembre 2023.
Chaque start-up recevra 22 900 euros de financement (sans contrepartie) et pourra s'appuyer sur les équipes et le réseau des Capitales et Communautés French Tech pendant un an pour tenter de passer à l'échelle.
Un programme pour démocratiser l’entrepreneuriat
On reproche souvent à la French Tech le manque de diversité de ses acteurs (c’est le cas aussi pour la Silicon Valley). Le paysage est en effet dominé par les hommes blancs, souvent parisiens, issus de milieux sociaux favorisés et sortants de grandes écoles de commerce ou d’ingénieur.
C'est face à ce constat que le gouvernement a lancé le programme French Tech Tremplin en 2019. Il consiste à accompagner les habitants de quartiers prioritaires et/ou bénéficiaires de minimas sociaux, réfugiés ou étudiants boursiers, dans la création (volet "prépa") et le développement (volet "incubation") de leur start-up.
78% de projets en région
Les noms des 224 jeunes pousses qui seront incubées en 2024 sont désormais connus. Parmi elles, 16% de greentech, 11% de healthtech, la même proportion de fintech et 9% de edtech. Elles sont à 78% situés hors Grand Paris, ce dont la Mission French Tech se félicite puisque l’organe tente depuis longtemps de régler le problème d’un écosystème entrepreneuriale très (trop) concentré dans la capitale.
Parmi les entrepreneurs accompagnés, environ 34% de femmes, comme l’année dernière. Le chiffre est toujours loin de la parité et a baissé depuis la première édition (40% y avaient participé).

Citons donc deux projets féminins sélectionnés. Héloïse Lamotte, fondatrice de la start-up Mains d’Argent, qui propose un service d’aide aux seniors pendant leurs courses réalisé par des étudiants, va être accompagnée par French Tech Méditerranée. Cécile Amiah va quant à elle tenter de faire passer Izypaper à l’échelle, sa plateforme qui facilite les aspects juridiques pour les travailleurs étrangers. Elle entend faire pivoter son business modèle vers le B2B et s’adresser aux entreprises du numérique en leur proposant un service de suivi de leurs collaborateurs étrangers. Elle sera soutenue dans l'élaboration de cette stratégie par la French Tech Saint-Etienne.
Une quarantaine d’incubateurs partenaires sur le territoire
Jusqu’en décembre prochain, les entrepreneurs et leurs équipes seront accueillis par l’un des incubateurs partenaires du programme dans leur région. Ils sont une quarantaine (dont une petite dizaine en Île-de-France). On peut citer Euratechnologies à Lille, le Pôle innovation de Saintes ou encore le Technopôle de l’île de la Réunion.
L’accompagnement est par ailleurs ponctué de rendez-vous et d’événements organisés par leur Capitale ou Communauté French Tech, l’idée étant de connecter les lauréats avec le tissu entrepreneurial local.
Blaise Matuidi pour ambassadeur
Le gouvernement a profité de l'événement pour vanter les mérites de l'initiative. 93% des start-up lauréates de la première édition seraient encore en piste et plus de la moitié d'entre elles auraient créé de l'emploi dès la première année. 21% seraient parvenues à lever des fonds ou seraient en train de le faire.
Le ministre a également annoncé que Blaise Matuidi avait été choisi pour être l’ambassadeur de cette promotion. Le champion du monde de football et business angel est aussi le co-fondateur du fonds d’investissement Origins spécialisé sur les start-up grand public dans le Web3, le jeu vidéo et les cryptos.


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