L'UE pourrait infliger une amende de plus d'un milliard de dollars à X

La Commission européenne préparerait une amende record à l'encontre du réseau social en raison de ses manquements au Digital Services Act (DSA), en particulier sur la lutte contre les contenus illégaux et les fake news. La décision est attendue pour l'été.

X Twitter
X Twitter

X (ex-Twitter) est plus que jamais dans le collimateur de Bruxelles. D'après le New York Times, la Commission européenne préparerait une amende colossale envers le réseau social, qui pourrait dépasser le milliard de dollars (900 millions d'euros). Cette amende, prononcée pour violation de certaines dispositions du Digital Services Act (DSA), serait accompagnée de mesures obligatoires de modification des politiques de la plateforme.

Deux enquêtes ouvertes par la Commission européenne

Le réseau social est accusé de ne pas assez lutter contre les contenus illégaux et la désinformation. La Commission européenne avait ouvert une première enquête fin 2023 pour violation du DSA, alors entré en vigueur quelques mois plus tôt. Elle avait rendu un avis préliminaire l'été dernier, expliquant que X enfreignait le règlement européen sur plusieurs points, notamment sur son système de certification, induisant les utilisateurs en erreur, sur ses exigences de transparence et sur le partage de données avec des chercheurs externes.

Les enquêteurs européens reprochent également à X d'avoir manipulé ses algorithmes pour favoriser des discours d'extrême droite – provenant en particulier de son patron, Elon Musk. Le milliardaire ne cache plus son soutien aux partis nationalistes des pays du Vieux Continent, notamment à l'approche d'élections cruciales. L'UE accuse aussi le réseau social de mener une politique non interventionniste sur la modération des contenus, qui ferait de la plateforme une plaque tournante pour les contenus illégaux, anti-démocratiques et de désinformation.

X dénonce une “atteinte à la liberté d'expression”

X a de son côté réagi selon sa rengaine habituelle, en dénonçant sur le réseau social un “acte de censure sans précédent” et “une atteinte à la liberté d'expression”. La plateforme assure avoir “fait tout son possible pour se conformer au DSA”, ajoutant qu'elle allait avoir recours à “toutes les options à [sa] disposition pour défendre [son] entreprise”. La décision est attendue dans le courant de l'été.

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