C'était un "faux pas", a reconnu en substance Sam Altman, dans une note de blog parue samedi 4 octobre. Trois jours après le lancement de son nouveau modèle de génération de vidéos par intelligence artificielle (IA), Sora 2, et son intégration dans une application sociale semblable à TikTok, le patron d'OpenAI est revenu sur sa décision d'imposer dans ces nouveautés un modèle d'opt-out aux ayants droit d'images modifiées.
Comme l'avait révélé le quotidien américain The Wall Street Journal quelques jours plus tôt, la start-up d'IA partait en effet du principe que les détenteurs d'œuvres protégées par le copyright devaient se signaler s'ils souhaitaient que ces dernières ne servent pas de base pour générer des vidéos. Les utilisateurs de Sora ont donc pu générer des milliers de vidéos présentant des personnages issus de franchises protégées, comme Pokémon ou Star Wars.
Un système d'opt-in
C'est donc à ce système, particulièrement osé, que Sam Altman souhaite "bientôt" mettre fin, selon ses dires. "Nous donnerons aux détenteurs de droits un contrôle plus précis sur la génération de personnages, similaire au modèle d'opt-in en place pour les ressemblances [avec des personnalités publiques], mais avec des contrôles supplémentaires", a-t-il expliqué samedi. Concrètement, la logique sera renversée et ce sera bien aux ayants droit de donner leur accord au préalable.
Le patron d'OpenAI assure que ces ayants droit ne sont pas en colère contre le précédent système, qu'ils ont même "fait part de leur enthousiasme pour ce nouveau type de "fan fiction interactive" et pensent que ce nouveau type d'engagement leur apportera beaucoup de valeur". Toutefois, ils "souhaitent pouvoir spécifier comment leurs personnages peuvent être utilisés (y compris pas du tout)", reconnaît-il dans sa note de blog.
Une mise en œuvre incertaine
En plus de rester dans le flou quant au calendrier et à la mise en œuvre de ce rétropédalage, Sam Altman ne s'engage pas sur une efficacité sans faille. "Il pourra y avoir des situations limite de générations qui passent alors qu'elles ne devraient pas passer", anticipe l'Américain, en précisant que cela "nécessitera plusieurs itérations". Il a aussi fait part de sa volonté de rendre son application Sora si attrayante que tout ayant droit acceptera d'y faire participer sa propriété intellectuelle.
Un souhait qui dépendra surtout de ce que les détenteurs de licence auront à y gagner. Depuis l'avènement du robot conversationnel d'OpenAI, ChatGPT, lancé en novembre 2022, de nombreux artistes, auteurs, organes de presse, studios de cinéma, ont accusé les entreprises d'IA générative de spolier leurs œuvres sans jamais – ou presque – collecter l'accord des concernés et leur proposer des systèmes de rémunération. La balle est dans le camp de Sam Altman.


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