Etude

Les start-up françaises ont créé 13 500 emplois au premier semestre

Le syndicat d’entreprises du numérique Numeum a publié son dernier baromètre sur l’emploi dans les start-up de la French Tech. Malgré de nombreuses incertitudes dues au contexte politique et économique, 85% des start-up interrogées ont augmenté ou maintenu leurs effectifs. La greentech et les start-up industrielles se démarquent particulièrement.

réunion start-up ordinateur
Seulement 15% des start-up françaises ont supprimé des postes au cours du premier semestre 2024.

Doucement mais sûrement. Après une année en demi-teinte pour l’emploi dans les start-up françaises, affectées par des contraintes économiques fortes (baisse du financement privé, des valorisations, pression sur les prix…), le secteur de la French Tech continue à recruter. Au premier semestre 2024, chaque mois s’est soldé sur une création d’emplois, avec un pic de 3 000 nouveaux emplois en avril, révèle le dernier baromètre publié ce 18 juillet par Numeum, premier syndicat des entreprises du numérique en France.

Pour réaliser ce baromètre, Numeum s’est appuyé sur l’analyse mensuelle des variations d’emplois de 13 500 start-up françaises actives recensées sur la base de données Motherbase. Un échantillon représentatif de l’ensemble de l’écosystème : en octobre dernier, France Digitale et EY estimaient que la France comptait autour de 13 000 start-up.

Les start-up du French Tech 120 ont créé plus d’emplois que la moyenne

Ainsi depuis janvier, l’emploi dans les start-up de la French Tech a progressé de 4%, pour atteindre 342 000. Une dynamique moins importante que l’année dernière (+7,2%), mais plus solide et régulière : chaque mois a connu une hausse de l’emploi, tandis qu’en avril et en août 2023, les suppressions de postes étaient supérieures aux créations. Plus de la majorité des jeunes pousses ont maintenu leurs effectifs depuis le début d’année (65%) et 20% ont même créé de l’emploi. Les start-up faisant partie du French Tech 120 ont créé 3 400 emplois, soit une dynamique plus forte (+6,2%) que l’ensemble de l’échantillon.

Cette croissance du nombre d’emplois est majoritairement portée par les start-up de la greentech, avec 2 800 emplois supplémentaires (21% du total). Il s’agit par ailleurs de l’un des secteurs ayant réalisé les levées de fonds les plus importantes – en dehors de l’IA – ces derniers mois, comme le spécialiste des batteries bas-carbone Verkor, qui a levé 850 millions d’euros en septembre. Viennent ensuite les start-up industrielles (2 700 emplois, 20%) et les jeunes pousses spécialisées dans le transport (1 600 emplois, 12%).

L’Île-de-France toujours en tête, mais les écarts se réduisent

Les start-up franciliennes ont créé 54% des emplois au premier semestre (7 300 emplois), une proportion en diminution depuis deux ans (58% en 2023, 66% en 2022). L’Île-de-France reste cependant loin devant la deuxième région pourvoyeuse d’emplois : l’Auvergne-Rhône-Alpes (1 500 emplois, 11% du total).

Une répartition géographique de création d’emplois qui concorde avec la distribution des emplois dans la French Tech de manière générale. Dans un rapport publié la semaine dernière, la Banque de France a examiné la situation financière des 2295 start-up les plus matures, soit celles réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 750 000 euros en 2022 ou en 2023 et/ou une levée de fonds supérieure à 3 millions d’euros. Elle observait alors que 60% des emplois se concentraient en Île-de-France, suivie par l’Auvergne-Rhône-Alpes (9,6%) et l’Occitanie (7,3%).

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