10,4 milliards d’euros : c’est le chiffre d’affaires cumulé, en 2023, des 120 start-up faisant partie de la cinquième promotion du label Next 40/ French Tech 120, rendue publique ce 22 mai. Un montant en hausse de 32% par rapport à l’année dernière (7,5 milliards d’euros). Les acteurs de cette promotion génèrent 40 000 emplois directs dans le monde, dont 70% en France. En outre, trois start-up sur dix, hors deeptech, sont rentables.
Sortir du critère primordial des levées de fonds
Une croissance importante, qui s’explique notamment par la réforme des critères de sélection. Jusqu’à présent, les jeunes pousses étaient principalement admises en fonction des fonds levés et de leur volume de croissance. Cette année, les licornes n’étaient plus sélectionnées automatiquement dans le Next40, mais devaient candidater comme n’importe quelle start-up. La moitié des places a ensuite été attribuée aux entreprises ayant généré au moins 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et 15% de croissance annuelle en trois ans. L’autre moitié reste composée par des start-up ayant réalisé les plus importants cumuls de tours de table en trois ans.
En conséquence, certaines start-up ont accédé au classement plus facilement qu’auparavant : sur les 120 start-up, 35 font leur apparition – et 11 entrent au Next40. Ainsi, la licorne Mistral AI, qui a levé 385 millions d’euros en décembre, figure directement dans l’indice le plus prestigieux. La pépite du quantique Pasqal, le magasin bio en ligne La Fourche et la start-up New Space Unseenlabs, entre autres, figurent pour la première fois au FT120.
20% des start-up spécialisées dans la greentech
Déjà présents dans le French Tech 120 l’année dernière, la fintech Pennylane, le fournisseur d’énergie verte Ekwateur ou l’éditeur de logiciels de data analysis ChapsVision montent d’un cran et intègrent le Next40. A contrario, certaines sociétés figurant dans le Next40 l’année dernière sont reléguées dans le FT120, comme le fournisseur de protéines et d’engrais naturels Ynsect, la plateforme de formation 360Learning ou la société d’installation de bornes de recharge pour véhicules électriques Zeplug.
“Nous observons les très bons résultats des start-up de la greentech, qui tirent leur épingle du jeu en devenant le premier secteur d’investissement de la French Tech en 2023”, souligne Marina Ferrari, secrétaire d’État chargée du Numérique. 24 lauréats, dont 6 entrants, sont spécialisés dans la greentech, que ce soit dans les mobilités (BlaBlaCar, Electra, Verkor), l’économie circulaire (Back Market, Vestiaire Collective), l’énergie (Ekwateur, Ilek), l’alimentation (Ynsect, La Fourche) ou les services aux entreprises (Greenly).
Des efforts à fournir sur la parité
Les nouveaux critères de sélection impliquent aussi, pour les start-up candidates, de fournir un bilan carbone daté de moins de trois ans et un index d’égalité professionnelle qui devait atteindre un score de performance de 75/100. Sur la parité, le compte est loin d’être atteint : la promotion compte seulement 18 dirigeantes ou cofondatrices. Dans le Next40, seule une start-up est dirigée par une femme (Pigment, avec à sa tête Éléonore Crespo).


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